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La SADD et la CSTT dénoncent la tricherie et l’abus de WACEM et de Paper Bags à l’égard de 160 employés

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« Nous sommes payés à 20 000 Frs par mois comme le plus bas salaire et  50 000 Frs pour le salaire le plus élevé. Les heures supplémentaires sont calculées à 100 francs l’heure pour certains, 125 ou 150 frs pour d’autres et pour les mieux payés, l’heure supplémentaire est calculée à 200 ou 225 Frs par heure.  Nous faisons parfois 80 heures supplémentaires par semaine pour pouvoir tenir jusqu’à la fin du mois. Nous vivons dans l’enfer dans ces usines à Tabligbo ».

C’est le triste constat peint ce vendredi par les 160 ex-employés de la société Paper Bags du groupe West African Cement (WACEM) au cours de la conference de presse organisée pas la l’ONG Solidarité et Action pour le Développement Durable (SADD) et la Confédération Syndicale des Travailleurs du Togo (CSTT) à Lomé.

Soumis au régime de tâcheronnat imposé par WACEM dans le recrutement de ses employés, ces derniers estiment que leurs droits sont violés et bafoués par leur employeur qui leur impose des restrictions pour jouir de leurs droits de travailleurs reconnus pas la législation en vigueur au Togo.
Une situation qui a interpelé la SADD et la CSTT à monter au créneau pour dénoncer l’injustice dont sont victimes les 160 ex-travailleurs et travailleuses de cette entreprise. Elles exigent par ailleurs que la société WACEM basée à Tabligbo, localité située à 83 km au nord-est de Lomé, change d’attitude pour se conformer à la réglementation du travail en vigueur au Togo.

La CSTT et la SADD voudraient rappeler aux gouvernants de notre pays et aux entreprises multinationales qui opèrent sur le territoire togolais que le travail décent est une exigence non négociable de notre temps. Le but fondamental de l’OIT aujourd’hui est de promouvoir l’accès des hommes et des femmes à un travail décent et productif dans des conditions de liberté, d’équité, de sécurité et de dignité humaine>>, a déclaré Kossi oboeyaba, assistant juridique à la SADD.

Licenciés en juillet 2013 par l’entreprise Paper Bags, filiale du groupe WACEM pour avoir « osé » revendiquer de meilleures conditions de travail, ces ex-employés disent vivre aujourd’hui sans aucune source de revenus et dans des conditions de précarité « avancée ».

Ils réclamaient la signature d’un contrat de travail écrit, la déclaration à sécurité sociale, des équipements adaptés à leur cadre de travail, l’augmentation de leurs salaires, le respect des heures de travail et le droit aux congés payés, revendications qui leur ont coûté le travail.

Nous sommes recrutés sans contrat de travail écrit. Beaucoup de nos collègues ont eu des accidents de travail avec des mains, doigts et bras coupés par les machines sur nos lieux de travail. Et quand vous perdez votre bras ou votre main, l’entreprise vous verse seulement 135 000 Frs pour vos soins. Quand  vous êtes aptes après vos soins, l’entreprise vous reprend. Sinon, vous êtes licenciés sans préavis et sans droits de licenciement. Nous exigeons nos droits de licenciement et nos indemnités », dénonce Brice komi, (photo) ex opérateur à Paper Bags.

A travers la sortie médiatique de ce matin, les deux organisations expriment leur vive preoccupation par rapport à la violation massive des droits des travailleurs de Wacem et de Paper Bags et demandent aux deux sociétés la reprise effective et la restauration des travailleurs et travailleuses licenciés dans leur droit et l’interdiction du régime de tâcheronnat pour l’entreprise WACEM et ses filiales.
Le tâcheronnat est un régime qui permet à une société de sous-traiter l’emploi de sa main d’œuvre à des personnes qui endossent le rôle d’employeur. Il est encadré par la loi togolaise.

Selon les chiffres présentés à la conference de presse des deux organisations, WACEM et Fortis réalisent respectivement un chiffre d’affaires annuel de 24 milliards et 80 milliards de Francs et 17 500 000  Frs par jour pour Paper Bags.

DBD

 

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Publié le 11 juillet 2014 dans Envoyez cet article à un ami

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