Santé : Le HCR s’implique dans la lutte contre la malnutrition

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p>Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugies (HCR) organise depuis le 08 décembre au Togo, des ateliers de formation à Dapaong (Nord) et à Lomé sur la prévention à base communautaire de la malnutrition à l’aide des nutricartes au Togo, au Burkina Faso et au Niger, les trois pays utilisés à titre pilote.

Après l’étape de Dapaong (Nord) où le cas du Togo a été étudié, c’est Lomé qui a accueilli ce lundi les quelque 20 participants à cette formation qui pencheront essentiellement sur la prévention de la malnutrition au Niger, a constaté une journaliste de Savoir News.

Ces ateliers co-facilités par des formateurs membres de l’APPEL — une association internationale française qui a conçu la Malette Nutricartes — ont pour but de contribuer aux efforts nationaux en matière de prévention de la malnutrition à travers le renforcement de la mise en œuvre des stratégies de prévention à base communautaire.

« L’initiative de l’APPEL consiste à prévenir la malnutrition. On n’attend pas que la malnutrition s’installe. On renforce les capacités des familles pour qu’elles sachent composer des repas équilibrés avec ce qu’ils ont dans leur poche.
L’APPEL a pu le faire, c’est pourquoi nous l’avons invité à partager cette expérience avec nous », a précisé Dr Gislaine Ngaska administrateur régionale santé du HCR.

Pendant trois jours, ces participants seront mieux outillés sur l’intérêt d’une alimentation diversifiée, équilibrée et adaptée en tenant compte des ressources alimentaires locales et des ressources financières disponibles.

Aussi, les réfugiés seront impliqués dans ce processus, afin de leur permettre de participer à l’amélioration de leur bien-être.

« La malnutrition, ce n’est pas seulement l’aliment lui-même mais d’autres éléments comme les conditions de vies, de famille, le nombre d’enfants, le budget, les conditions météorologiques. Si nous voulons que le taux de malnutrition diminue de manière importante dans les états, nous devons passer par l’éducation familiale, l’éducation des mères et l’éducation alimentaire. C’est un élément important qui doit être transmis dans les camps de réfugies », a souligné M. Paul Sanyas représentant de l’association APPEL.

Cet atelier se déroulera sous formes d’exposés, de discussions en séance plénière et des sessions de jeux de rôles sur la mallette nutricartes permettant aux participants de mémoriser les bonnes pratiques alimentaires.

Rappelons qu’au Togo, les deux enquêtes SMART réalisées en 2012 ont indiqué une stabilisation du taux de malnutrition aiguë globale de 4,9% (Kara 5.3% ; Savanes 7.6%) contre 6% en 2008). Le taux de retard de croissance est cependant resté élevé à 28% au niveau national (Kara 31.3% ; Savanes 35.8%). FIN

Chrystelle MENSAH

 
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