Togo : Aucune preuve de militaire lynché, décapité ou assassiné

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Certaines villes de l’intérieur du pays, dont Sokodé, sont toujours sous le coup d’interdiction de toute manifestation politique. Le gouvernement conditionne la reprise des manifestations dans ces villes par la découverte des armes et munitions emportées par les auteurs de la tuerie des militaires.

Une nouvelle manifestation que la coalition a adressée au gouvernement pour des manifestations dans ces villes a été purement et simplement rejetée par les autorités compétentes pour cette raison.

Une fausse raison, a fait savoir lundi la coalition qui a rencontré la presse à Lomé au siège de la CDPA (part qui assure la coordination de la coalition).

« Nous, nous n’avons aucun militaire lynché, décapité et tué comme le dit à chaque fois le gouvernement. Nous n’avons jamais vu aucune preuve attestant de la réalité de ces informations », a déclaré Antoine Folly.

Il sera réconforté dans ses dires par Jean KISSI.

« Le gouvernement dit avoir ouvert une enquête alors qu’ils ont fait disparaitre le corps du délit. C’est la même chose qu’ils ont faite dans le cas des incendies des marchés de Lomé et de Kara où on a démoli les deux bâtiments alors même que le procès n’a toujours pas encore eu lieu ».

« Comment voulez-vous faire des enquêtes de justice tout en enterrant les corps de supposées victimes ? », se demande-t-il. « Braquage au grand marché, braquage dans la maison d’un cambiste, fusillade à l’aéroport… Ces armes ne dépassent-elles pas les deux qui sont supposées être volées ? », s’offusque-t-il.

T228

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