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TOGO : Convention Unir, il n’y aura pas de l’électricité dans l’air pour Faure, ce que vous n’en savez pas

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Ceux qui  le souhaitaient seront déçus, ceux qui l’attendaient n’auront que les yeux pour pleurer et ceux qui l’ont pronostiqué sont de mauvais devins. Demain à Kara, lors de la convention de Unir, aucune surprise désagréable comme l’a annoncé la presse locale. La mise en scène a été orchestrée depuis Lomé II. Reflets, susceptibilités et dessous de table d’une convention estampillée FAURE!
 
Le parti au pouvoir ouvre sa convention ce mercredi à Kara, 420 km de Lomé, la capitale, avec pour principal objectif la désignation d’un candidat pour la présidentielle du 21 avril prochain. Le président sortant rempile et a tout mis en œuvre pour qu’il n’y ait pas de surprises désagréables. Protocole, organigramme, discours, déroulement, tout se passera comme le président togolais l’aurait voulu. Et pour cause, au dernier moment, il a déployé ses dernières griffes pour que tout se passe au mieux. Court-circuitant tout antagonisme.
 
Parmi les gens de confiance, il y a toujours ceux qui ne peuvent jamais tromper ». C’est Faure Gnassingbé qui le disait, l’année dernière à son historique opposant devenu son principal partenaire, Olympio. C’était lors d’une audience de courtoisie entre les deux hommes. Et l’un de ceux-là, pour lui, c’est Foli Bazy Katari. Originaire de la région centrale (Nord géographique du pays), il n’a d’ambitions que ce qu’on lui confie. Quand au cœur de la sensible crise de 2005, à quelques jours de l’élection présidentielle de tous les dangers, François Boko, ministre de l’intérieur démissionne et se réfugie à l’ambassade de l’Allemagne, il a été réquisitionné pour le remplacer et organiser un scrutin qui, icône du chaos, aura permis à Faure d’asseoir son pouvoir dans le symbole, le sang ! C’est lui l’œil du président dans l’organisation. Plus que le président du parti, Aïdam, qui n’arrivera à Kara que la veille de l’événement.
 
Tous les soirs, Foly Bazy rend compte, méticuleusement, avec sa voix rocailleuse et éparpillée, comme un gros garçon qui n’a de vie que la mission qu’on lui a confiée. Et des gens comme ça, Faure les adore. « Avec eux, on peut dormir hors de Lomé » aime-t-il à dire souvent quand il se retrouve à l’extérieur du pays. Financement, mise en place, ordre protocolaire, personnes invitées, il a tout. Il veut éviter la surprise, il ne l’aura pas.

Faure, maître du jeu. Faure Gnassingbé, 49 ans, est le maître du jeu à Lomé. Contrairement à ce dont il a donné longtemps l’impression, il contrôle sa machine. Il est un pouvoiriste fin et rusé qui joue sur la division et l’introversion « naturelle » qu’il entretient bien artificiellement depuis son arrivée au pouvoir. Quand quelqu’un tente de résister, « on lui rappelle le sort de Bodjona et de Kpatcha« , puissantissime ministre d’Etat et frère cadet du président, tous deux aujourd’hui en prison pour une affaire d’escroquerie pour le premier et une fictive tentative de coup d’Etat pour le second. Quand il a appris qu’un mémorandum (qui n’a jamais existé) faisait le tour de tables parmi ses proches, il a menacé d’agir avec la dernière rigueur. Dans la foulée, son parti a rappelé les 5 membres qui le représentent à la Ceni, Commission électorale nationale indépendante, pour des motifs jamais sus. Sa maitresse, Ingrid Awadé qui serait à la commande des distorsions a été rappelée à l’ordre. Il a fallu que le patron demande à l’un de ses proches qui a l’oreille de la dame de fer, de lui ressortir le dossier constitué sur elle par l’ANR (services secrets togolais)  entre 2006 et 2012 pour qu’elle se calme, à jamais. Elle s’est proposée aussitôt pour mener l’organisation de la convention et aurait même avancé une partie du budget, dette déjà épongée par le chef de l’Etat en espèce il y a quelques jours. En précipitant ce remboursement, Faure veut le dire, haut, pas des gestes, « c’est moi qui finance mon parti« . Pour demain et jusqu’au dernier moment, il a exigé être informé de tout, déroulement, protocole, discours, tout est passé sur sa table, selon une source militaire fiable.
 
Quand il est arrivé à Pya (son village natal, près du lieu de la convention) , échanges avec plusieurs bras droits dont Foli Bazy Katari. A Aïdam qui l’a vu plusieurs fois pendant la semaine écoulée, il a été clair, « je veux tout savoir, tout suivre« . Ceux qui s’attendaient à un coup de théâtre seront déçus, il n’aura pas de surprises à Kara.
 
Une campagne soft, une victoire assurée. Il fera, comme il l’a laissé entendre à plusieurs visiteurs du soir, une campagne sans encombre. « Il y a quelques mois, je pensais mouiller le maillot pour gagner, là, j’ai déjà gagné » s’est-il amusé en recevant l’un de ses conseillers qui ne l’a pas revu depuis 13 mois. En face de lui, une opposition éparpillée et éclectique dont il sourit avec humour, « l’opposition aura ses dix candidats unique« . Faure veut y aller avec finesse parce que, dit-il, il ne craint aucun adversaire. « Fabre est le bon candidat pour nous, on a appris à gagner avec lui » dira-t-il en marge des dix ans du décès de son feu père, l’ex dictateur Eyadema. Faure ne veut pas trop bouger pendant la campagne, il fera certes une campagne de proximité et pour cela, il compte sur Aïdam Georges, son adjoint à la tête du parti. Il ne veut pas non plus miser beaucoup d’argent. En 2010, un cabinet proche de lui a estimé à estimer à plus de 9 milliards l’argent dépensée par son camp directement pour la campagne et ses corollaires, comptant avec les surfacturations de sa directrice de cabinet, Victoire Dogbé, qui, avec son entourage très familiale, a géré l’essentiel. Plusieurs opérateurs économiques y ont apporté de leurs générosités.
 
Vincent Bolloré s’est occupé des vêtements de campagne et de quelques déplacements en avion. En obtenant, sans concurrence, le Port de Lomé et des avantages afférents, il misera plus que les 2 millions d‘euros de 2010. Le président sortant peut aussi compter sur un panel d’hommes d’affaires véreux qui minent son entourage, avec en tête, Victor Sossou à qui vient d’être octroyé l’axe routier Notsè-Tohoun à une centaine de kilomètres de Lomé. L’attribution a eu lieu dans des conditions contestées par ses détracteurs alors même que l’intéressé a eu du mal à s’en sortir avec un autre marché, moins important, de la Banque mondiale, à Kara où il a dû se « racheter ». Mais devenu principal financier du régime, celui qui a misé gros pour décrocher les deux postes de députés en 2013 pour le parti dans sa localité « mérite récompenses« . Mais campagne électorale rimant avec magouilles et dépenses, Faure Gnassingbé aura du mal à être « modeste » comme il le souhaite.
 
source : afrika express
 

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Publié le 26 février 2015 dans Envoyez cet article à un ami

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