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Togo : Des gravats contre les inondations, à défaut de systèmes d’évacuation d’eau

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La capitale togolaise Lomé et ses banlieues sous les eaux | Photos : Archives


Lomé et sa banlieue n’échappent pas aux inondations et chaque pluie semble être synonyme d’envahissement et les bassins de rétention d’eau semblent montrer leur limite. Pour lutter contre le phénomène, les populations s’emploient à remblayer les rues avec les gravats issus de la démolition des immeubles. Ces gravats sont vendus, parfois au prix de 5000 FCFA le camion.
 
Depuis quelques années, le Togo fait face à une récurrence des inondations. Même si tous les quartiers de la capitale ne subissent pas le phénomène au même degré des dégâts, tous sont exposés. De la côte jusqu’aux banlieues, toutes les rues ou presque deviennent impraticables après chaque pluie. Les travaux de retenues d’eaux et de caniveaux exécutés dans les quartiers peinent à répondre efficacement aux attentes des populations qui semblent abandonnées à elles-mêmes dans la lutte contre l’envahissement des eaux de pluies.
 
Pour se mettre à l’abri des inondations et des mares qui se créent après les pluies, les populations s’adonnent à diverses techniques dont le remblayage des rues. Le phénomène n’est pas nouveau, mais il prend de l’ampleur et devient la technique toute trouvée pour faire face à la furie dévastatrice des eaux. Pour se rendre compte du phénomène, il suffit de s’intéresser aux bâtiments en démolition. Au début des travaux, c’est une ruée vers les monticules de briques cassées et autres tas de sable que l’on remarque. « Dès que nous avons commencé la démolition, les gens sont venus passer des commandes. Certains ont même réservé jusqu’à six tours de pousse-pousse, mais nous attendons le feu vert du propriétaire de l’immeuble pour savoir si nous devons les vendre ou non, et à quel prix », a expliqué André, un chef chantier que nous avons rencontré un vendredi matin lors des travaux de démolition d’un immeuble.
 
La commercialisation des gravats résulte de l’intérêt de plus en plus croissant des populations pour cette matière qui se positionne désormais comme une alternative au déficit d’évacuation des eaux de pluies. « Nous sommes souvent victimes d’inondation après chaque pluie, et l’occasion faisant le larron, nous avons décidé de remblayer la devanture de notre maison. Quand il pleut, il est impossible de se frayer un chemin par ici sans prendre l’eau jusqu’au niveau des genoux. C’est très gênant et quand tu arrives à rentrer à la maison, il n’y a qu’une urgence qui puisse te faire sortir », a déploré Kafui qui, aidé de son frère, s’acharnait à casser les plus gros morceaux de briques. En effet, les tas déversés devant leur maison contenaient plus de briques que de sable, contrairement à d’autres observés un peu plus loin qui n’étaient que du sable. Et l’explication est quelque peu surprenante pour ceux qui ne s’y connaissent pas. « Les gravats que nous avons achetés coûtent 5000 FCFA le camion alors que d’autres qui ne contiennent que du sable reviennent à seulement 3000 FCFA. Quand il y a plus de briques, le remblayage est réussi, mais si ce n’est que du sable, vous retrouvez le sol dans le même état après quelques pluies », a-t-il expliqué.
 
Si le remblayage est une façon pour les populations de lutter contre l’inondation, il est aussi vrai que ceux qui procèdent à la démolition des immeubles profitent aussi de la vente des gravats pour amortir les coûts. « Nous tirons un peu de sou de la vente des gravats et cela nous permet de faire face à d’autres dépenses comme payer les manœuvres », a expliqué André.
 
Malgré les efforts des populations pour se mettre à l’abri des inondations, leur calvaire n’est pas encore à son terme puisque le remblayage aussi efficace soit-il n’est pas une solution définitive. L’eau ne stagne plus aux endroits remblayés, mais se déplace vers les lieux moins élevés. Un renforcement du système d’évacuation répondrait mieux aux attentes des populations.
 
Source : [24/10/2014] G.A., Liberte-Togo

 

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Publié le 25 octobre 2014


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"Je suis Jean-Pierre FABRE, je ne suis pas à vendre ni à acheter. Je ne vénère pas l'argent."



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