Togo : Le Magellan togolais cloué au sol

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Hormis la jouissance du pouvoir, l’un des passe-temps préféré du jeune président, Faure Gnassingbé, c’est les voyages. Comme s’il aurait la bougeotte, le « p’ti » ne lâche jamais ses valises et reste toujours prêt à partir. Eternel globe-trotter, il est toujours par monts et par vaux. Mais depuis quelque temps, Faure Gnassingbé est cloué au sol. Il s’est imposé un sédentarisme « faurcé » et refuse de prendre les airs. Pas qu’il aurait une claustrophobie soudaine, la peur des lieux clos comme les avions. D’après dame rumeur, le jeune prince aurait une trouille que son entourage s’explique difficilement.
 
Début mars, il nous souvient, Faure Gnassingbé devrait se rendre à Bruxelles pour une conférence de haut niveau regroupant les acteurs de la lutte contre la fièvre hémorragique à virus Ebola, mais aussi plusieurs chefs d’Etat africains. En tant que coordonnateur de la lutte contre Ebola sur le continent, sa présence était plus qu’une nécessité. Il était attendu pour expliquer à ses pairs, mais aussi aux partenaires, les mesures de riposte prises pour contenir la maladie. Mais contre toute attente, Faure Gnassingbé a fait faux bond à tout ce beau monde. Il a délégué son Premier ministre Arthème Ahoomey-Zunu pour le remplacer. Une absence très remarquée qui avait surpris beaucoup. Certains avaient mis cette bouderie sur le compte d’une manifestation prévue par la diaspora togolaise qui avait décidé de troubler son séjour en Europe.
 
Cette semaine, on apprend que le jeune Prince devrait effectuer une visite d’amitié et de travail d’une semaine chez les Nippons. Le voyage aurait été négocié et préparé par le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey. Tout était fin prêt. Mais patatras ! A la dernière minute, Faure Gnassingbé a tout décommandé. Sans autre forme d’explication. Des indiscrétions, l’homme « Faure » de Lomé serait devenu paranoïaque et n’aurait confiance en personne. Pas même en lui-même. Il se murmure qu’il aurait une peur bleue que les troufions lui coupent l’herbe sous le pied si jamais il venait à s’absenter du pays. Surtout qu’il se raconte dans certains milieux qu’il serait en délicatesse avec l’un des puissants « sécurocrates » du pays. Il faut dire que la situation sociopolitique au Togo ne lui est pas favorable. Une crise politique aigüe et un mécontentement social généralisé qui peut l’emporter à tout moment. Un confrère rapportait la semaine dernière que des thuriféraires du régime se procurent des visas et mettent leurs familles à l’abri « en cas de qu’est-ce qu’il y a ».
 
Le N°1 togolais a aussi le sommeil troublé. La prudence étant mère de sûreté, il a décidé de ne prendre aucun risque. Il a intérêt !
 
Source : [13/03/2015] Liberté N°1903 / 27avril.com
 

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