Des Togolais ont prédit l’échec de ce énième dialogue politique

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Le dialogue politique ouvert par le premier ministre, Arthème Séléagodji Ahoomey-Zunu à l’issue de la rencontre des responsables des partis politiques parlementaires le 13 mai 2014 a échoué mardi le 3 juin dernier, avec le départ de la salle de discussions des délégations de l’opposition parlementaire.

Et pour cause, selon Me Dodji Apévon de la coalition Arc-en-ciel, il n’y a eu d’accord sur aucun point essentiel, « rien que des broutilles ». Pour l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), le pouvoir est resté « insensible » sur les points « essentiels ».

A la veille de ces discussions, plusieurs personnes, non des moindres sont pourtant montées au créneau pour jeter du discrédit sur cette énième rencontre politique. Pour elles, cette rencontre ne va rien donner.

La première à donner son avis sur ce sujet est le président du Front des Patriotes pour le Développement (FPD), Djimon Oré, ancien ministre de la communication et ex-militant de premières heures de l’Union des Forces de Changement (UFC) de Gilchrist Olympio.

« Le problème de notre pays, disait dans une interview accordée à la radio Victoire FM, ce n’est pas des arrangements d’ordre électoral qui vont le régler. A l’approche de chaque élection, on invite quelques partis pour aller valider des résultats préfabriqués et après, il est question de la formation de gouvernement ».

Pour lui, ce schéma ne règlera aucun problème. « S’il faut faire des réformes, soutient-il, il n’y a pas besoin d’un dialogue ». Soit le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé prend ses responsabilités en prenant l’initiative de réunir le peuple togolais pour décider de son avenir, soit il faut créer les conditions d’une transition à l’issue de laquelle le peuple togolais va se doter des institutions dignes de ce nom, avait-il proposé.

Après lui, c’est au principal initiateur de l’appel des patriotes, Fulbert Attisso de crier son désarroi face aux nouvelles discussions qui allaient s’ouvrir entre les partis politiques parlementaires.

« Ce dialogue politique est un non-événement parce que depuis 24 ans, nous avons fait la même chose. A la veille de chaque élection, les acteurs se retrouvent, discutent, se parlent, après on organise des élections, le parti RPT/UNIR conserve le pouvoir, les gens vont dans la rue, on fait la répression, la vie reprend son cours et à la veille d’une autre élection, on refait la même chose », a-t-il regretté.

Pour lui, pour réussir à « inverser la tendance » en 2015, la solution est « endogène » à l’opposition. « On n’a rien à aller chercher chez le parti RPT/UNIR. Ce dialogue permet au parti RPT/UNIR de conserver le pouvoir parce que chaque fois qu’il appelle l’opposition à un dialogue, c’est qu’il a la solution de rechange », disait-il aux confrères de Victoire FM.

Telli K.

 

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