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Victoire Tomégah-Dogbé donne le « la » avec son Fnfi, Kayi Lawson de Souza et sa CFU se jettent dans la danse

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Kayi-Lawson-de-Souza_dogbe

Vaste campagne d’achats de consciences

Depuis que le Fonds national de la finance inclusive (Fnfi) a été découvert par les contempteurs du régime, il ne se passe plus de jour sans que la ministre du Développement à la Base ne saoule les Togolais avec la nouvelle trouvaille. Et comme si ça ne suffisait pas, c’est dame Lawson de Souza Kayi Raymonde, figure de proue de la Convention des femmes pour Unir (Cfu) qui en rajoute une couche en initiant une formation à l’attention des présidentes de zones de ce regroupement afin qu’elles soient « porteuses de la bonne nouvelle » au sein de leurs localités respectives. Les temps d’antenne qui leur seront consacrés dans les jours à venir seront la preuve d’une campagne du parti Unir qui ne dit pas son nom.
 
25 janvier 2014, lancement du Fnfi par Faure Gnassingbé dans le « fief » du parti Unir, Kara. 26 avril 2014, le chef de l’Etat s’est encore déplacé en personne pour le lancement effectif du premier produit du Fnfi, l’Accès des pauvres aux services financiers (Apsef) censé tirer les très pauvres vers la catégorie des pauvres. Par quel moyen ? Un prêt de 30.000 FCFA maximum par personne contre 1.000 FCFA et une photo d’identité. L’idéal n’aurait-il pas été qu’une communication réelle soit menée autour du produit avant le lancement ? Apparemment, les responsables d’Unir ne tiennent pas à ce que les propos de Jean-Pierre Fabre fassent long feu dans les têtes des populations lors de sa tournée dans le Togo profond. Le ministère de la « propagande à la base » est mis à contribution pour appâter les affamés du pays. Autrement, c’est le ministère de tutelle des institutions de microfinance qui devrait piloter ce programme. C’est ainsi que depuis des semaines, Victoire Tomégah-Dogbé s’est saisie de son « bâton de pèlerin » pour sillonner à tue-tête les différentes villes du pays pour vanter les mérites de l’Apsef. Or il est constant que les très pauvres résident dans les villages et fermes du pays.
 
Pour l’instant, le Fnfi n’est qu’au lancement de son premier produit qui doit, à en croire ses adeptes, toucher près de 300.000 bénéficiaires d’ici la fin de cette année. D’un point de vue purement empirique, Mme Tomégah-Dogbé reconnaît ainsi que le Togo regorge de beaucoup de citoyens très pauvres et si on se réfère au rapport 2014 d’Africa Progress Panel, du nom de ce regroupement d’éminences grises ayant décidé de mettre leur expertise au service du développement de l’Afrique, les très pauvres au Togo vivent non pas avec 1,25 dollar par jour, mais plutôt avec 70 cents, soit 0,70 dollar ou 350 FCFA par jour !
 
Mercredi dernier, des femmes se réclamant de la Convention des femmes Unir (Cfu) avec à leur tête Mme Lawson de Souza Kayi Raymonde, ont été initiées lors d’un atelier dont le but est de « permettre l’insertion des femmes pauvres sur le marché de la finance inclusive ». Lorsqu’on se dit que l’Apsef ne devrait pas se vêtir d’une quelconque coloration politique si tant est que c’est seulement le mieux-être des plus pauvres qui guide l’action gouvernementale, il est étonnant tout de même qu’une formation politique veuille « récupérer » les produits du Fnfi pour en faire « un fonds de campagne électorale » à quelques mois d’échéances cruciales au Togo.
 
Pour ceux qui peuvent encore se rappeler, le 17 novembre 2012 au nouveau palais de la présidence, s’était tenue une soirée très arrosée sous la présidence personnelle de Faure Gnassingbé. Des défilés en tenues légères, du vin millésime, du champagne et de la bonne bouffe avaient agrémenté la soirée de la Convention des femmes pour Unir dont le but était de « récolter des fonds en faveur d’œuvres sociales ». Aucune des 800 femmes qui étaient présentes ce 17 novembre 2012 ne portait de parure dont la valeur serait inférieure à…30.000 FCFA. Aujourd’hui, ce sont certaines de ces femmes qui auraient été mobilisées pour inciter d’autres très pauvres à faire leurs le premier produit du Fnfi. Se passera-t-il encore de jour sans que la télévision nationale ne zoome sur les activités du Cfu sur le terrain ? Déjà que « la Suzanne Aho des temps modernes » envahit les écrans à presque tous les JT de 20 heures pour vanter les « avantages » de l’Apsef et la « satisfaction béate » de bénéficiaires, les citoyens qui désirent suivre les informations sur la TVT devront s’armer de patience, le temps que Tomégah-Dogbé et bientôt Lawson de Souza Kayi vantent la vista de Faure Gnassingbé au travers du Fnfi. Et encore, il ne s’agit pour l’instant que du premier produit. Dans quelques semaines, d’autres fils du Fnfi naîtront certainement. Le peuple verra-t-il encore la « globe trotter » du ministère de la propagande à la base déserter ses bureaux et utiliser les fonds du département pour s’adonner à une campagne qui ne dit pas son nom, mais qui s’est dévoilée finalement comme telle avec l’entrée dans la danse de dame Raymonde de Souza et sa Cfu? Encore une fois, pourquoi c’est à une « aile marchande » du parti Unir au pouvoir de parler des « prouesses de l’Apsef » aux femmes si le Fnfi, dès sa conception, ne souffre d’aucune déviance politique ?
 
Très bientôt, au nom de la cause d’Unir, des femmes qui ont de l’argent à jeter par la fenêtre vont devoir ravaler leur dédain envers d’autres très pauvres qui constituent la plèbe et la preuve de l’échec de Faure Gnassingbé, vont arpenter les marchés et faire du porte à porte pour demander à ces dernières d’aller prendre les 30.000 FCFA. Après le carnaval pour Unir du 17 novembre, place à la finance pour Unir. Mais auront-elles le courage d’avouer aux futures bénéficiaires que la caution solidaire signifie qu’en cas de défaillance dans le payement d’un membre d’un groupe, les autres seront tenus solidairement de rembourser sa part ? Ou alors les responsables du Fnfi vont-ils subordonner l’abandon des poursuites pour défaut de payement contre une quelconque adhésion au parti ? Aucune possibilité n’est à exclure, surtout lorsqu’il s’agit des membres d’un parti appelé Unir.
 
Abbé Faria
 
Liberté Togo
 

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Publié le 27 mai 2014


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"Je suis Jean-Pierre FABRE, je ne suis pas à vendre ni à acheter. Je ne vénère pas l'argent."



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