05 ans de Dr Komi Klassou à la Primature ce 05 juin: un record dans la vie de la IVe République

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05 juin 2015-05 juin 2020: Il y a 5 ans jour pour jour, l’actuel Premier ministre du Togo, Dr Komi Selom Klassou, a été nommé Chef de Gouvernement au Togo. 05 ans de services rendus à l’Etat qui l’ont amené à établir un record en la matière.

C’est assurément le signe d’une grande complicité entre Selom Klassou (titulaire d’un Doctorat en Hydro-climatologie appliquée à l’environnement à l’Université ‘Michel Montaigne’ de Bordeaux III) et Faure Gnassingbé.
A 60 ans, le PM Klassou a été de tous les combats politiques, de toutes les projections sociales ou encore économiques du 3e mandat de Faure Gnassingbé. C’est donc à juste titre que Dr Klassou a été l’une des premières personnalités d’UNIR (parti au pouvoir né le 14 avril 2012) à annoncer et soutenir publiquement une nouvelle candidature de Faure Gnassingbé pour un 4e quinquennat (2020-2025).
En bouclant en ce jour du 5 juin 2020 cinq années à la Primature togolaise, Dr Klassou établit à la fois un record de longévité symbolique et historique dans la vie de la Primature au Togo. Que ce soit sous la IVè République en cours ou sous les précédentes Républiques. Un record, une longévité qui lui valent des propos laudatifs mais aussi des sévères attaques au vitriol.
Les cinq ans de Selom Klassou dans la cité OUA (siège de la Primature au Togo) relèguent au ‘second plan’ la longueur des Primatures de Gilbert Houngbo (3 ans 10 mois 15 jours), Koffi Sama et Kwasi Klutsè (qui ont passé respectivement presque 3 ans dans la peau de Chef de Gouvernement).

Komi Klassou au cœur du 3e mandat de Faure Gnassingbé

Un parcours, une empreinte à la Primature togolaise dominés par plusieurs chantiers politiques. Entre autres l’organisation de 3 scrutins par le Gouvernement Klassou 2 (les législatives de décembre 2018, les locales de juin 2019 et la présidentielle du 22 février 2020). 3 élections dont les résultats finaux sont toujours remis en cause par les majeurs partis de l’opposition togolaise.

Quelle que soit la suite que Faure Gnassingbé donnera au passage de Dr Klassou à la Primature (dans le cadre de la formation du 1er Gouvernement de son 4e quinquennat), l’histoire retiendra que c’est sous le 2e Gouvernement de Dr Klassou que le Togo a obtenu son meilleur classement dans le ‘Ease of Doing Business’ édition 2020 (avec la place de 1er réformateur en Afrique). C’est aussi durant son passage à la Primature que le Parlement togolais a voté en mai 2019 le projet de loi polémique autour des réformes constitutionnelles et institutionnelles !!! Un bras de fer politique et un chantier qui s’éternisaient depuis le 30 juin 2014 et qui étaient des recommandations pressantes de l’APG (Accord politique global du 20 aout 2006). C’est aussi sous le Gouvernement Klassou que le Togo a organisé les 1ères élections locales de son ère d’apprentissage démocratique, les dernières en la matière remontaient à 1987.
Les annales politiques du Togo retiendront également que le Gouvernement Selom Klassou 1 a contribué à organiser le 27e dialogue intertogolais à l’Hôtel 2 Février, sous la médiation du Président ghanéen Nana Akufo-Addo. Une suite logique de la contestation politique de 19 aout 2017, la première d’une ampleur nationale orchestrée par le parti PNP de Tikpi Salifou Atchadam.

Ex-ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports de 2000 à 2003, puis ministre des Enseignements Primaire et Secondaire (de 2000 à 2007), Dr Selom Klassou et son Gouvernement ont aussi coordonné le lancement du PND (Plan national de devéloppement, 2018-2022) censé faire passer la croissance moyenne annuelle du PIB du Togo de 5 à 7%.
Autre imposant chantier national à caractère économique ouvert par le Gouvernement Klassou I, c’est le lancement le 25 juin 2018 du MIFA (Mécanisme Incitatif de Financement Agricole). Une initiative du Gouvernement togolais qui a en charge l’élaboration de politiques adaptées au secteur agricole, l’application des outils de gestion des risques visant à attirer les compétences et acteurs-clés vers ce secteur via des mécanismes d’incitation et la consolidation des maillons des différentes chaînes de valeurs agricoles. Des priorités gouvernementales qui ont maintenu la croissance moyenne annuelle du PIB au Togo, de 2015 à 2020, dans l’ordre de 5%.
Autant de chantiers ouverts ou réalisés qui font dire à certains analystes «qu’on ne changera pas l’équipe qui gagne, à la faveur de la formation du prochain Gouvernement togolais». Une position bottée vigoureusement en touche par les tenants d’une alternance à la Primature. Ils sont adossés à l’argument selon lequel «l’entrée de nouveaux visages dans l’appareil gouvernemental permet un écrémage/émulation entre les ressources humaines de qualité, originaires de différentes régions ou ethnies du Togo».

Mieux, renforce un ancien Premier ministre togolais, l’alternance dans l’appareil gouvernemental «permet un renouvellement du personnel politique du pays face aux multiples défis de développement de la Nation. Et indubitablement, permet à de nouvelles têtes bien faites de se donner une nouvelle respiration financière, avec des incidences sur leur parents proches ou lointains. Toutes choses qui contribuent à calmer la misère de certaines couches de la population du pays» ! Le Président togolais qui demeure le véritable architecte de la prochaine équipe gouvernementale appréciera.

Akoyi A. & E. G. / alome.com

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