Abass Kaboua toujours sous les verrous malgré son innocence et sa maladie

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Frédéric Abass Kaboua, président du mouvement des républicains centristes (MRC), interpellé avec robustesse le 30 mai dernier, croupit toujours à la prison civile de Notsè.
 
Le pouvoir de Faure Gnassingbé l’accuse d’avoir pris part, par un alchimique don d’ubiquité, à une réunion à Lomé le 5 janvier pour planifier l’incendie du marché de Lomé qui a eu lieu le 11 janvier pendant que Abass Kaboua était en France dans une clinique pour des soins de santé.
 
Malgré la flagrance de ce mensonge éhonté de la part du pouvoir de Lomé, Abass Kaboua n’a toujours pas recouvré sa liberté. Il est maintenu dans les geôles de la prison civile de Notsè dans des conditions exécrables.
 
Abassa kaboua est malade. « Il souffre d’une pathologie neurochirurgicale dont la prise en charge ne peut se faire que dans un centre médicochirurgicale spécialisé, comme l’a indiqué depuis le 8 juillet, le Dr Sabi Monfaye qui l’a examiné.
 
A sa suite, le Dr Mamadou Bah avait déjà délivré un certificat dans lequel il indiquait clairement que « l’état de santé de Abass Kaboua nécessite des soins médicaux en urgence en France ».
 
Rien que pour des raisons de santé, Frédéric Abass Kaboua aurait dû avoir déjà recouvré sa liberté. Mais les autorités togolaises n’ont que faire de la santé des citoyens.
 
Etienne Yakanou, le militant de l’ANC, arbitrairement détenu dans la même affaire, était mort dans des mêmes conditions, en prison, sans que personne n’ait été ému dans l’exécutif togolais.
 
Pourquoi la dégradation de la santé de Frédéric Abass Kaboua pourrait déranger le pouvoir de Lomé ?
 
Ainsi va donc le Togo. Les gens en sont arrivés à cet état d’esprit où la vie humaine ne revêt plus rien de sacré, à l’exception bien sûr de celle du chef de l’Etat et de son entourage immédiat. Pour le reste, ils peuvent mourir en prison ou ailleurs, cela ne cause de tort à personne.
 
Dans un tel contexte, comment le pouvoir de Faure Gnassingbé peut-il se targuer d’avoir remporté un scrutin législatif au Togo par le vote de ces citoyens brimés, chosifiés et laissés-pour compte ?
 
Heureusement que le ministre de l’administration territoriale, Gilbert Bawara a reconnu ouvertement que cette victoire a été obtenue grâce à des bulletins pré-votés qui ont servi à bourrer la plupart des urnes dans plusieurs bureaux de vote sur l’ensemble du territoire national.
 
togoinfos
 
 

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