Affaire Vital Kamerhe sur les rails en RDC : A quand l’instruction des affaires de la CAN 2013 et de la route Lomé-Vogan-Anfoin au Togo ?

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L’affaire Vital Kamerhe, en détention préventive depuis le 8 avril, ne cesse d’ébranler la scène politique congolaise. Soupçonné d’avoir détourné plus de 50 millions de dollars de fonds destinés au Programme des cent jours du programme d’urgence mis en place par le Président congolais Félix Tshisekedi en mars 2019, celui qui a jusque-là été le chef de cabinet du successeur de Joseph Kabila comparaît ce lundi 11 mai avec ses co-accusés – l’homme d’affaires libanais Jammal Samih et Jeannot Muhima Ndoole, chargé de service import-export à la Présidence de la République – devant le Tribunal de grande instance de La Gombe.

Si les proches du prisonnier de Makala soutiennent qu’on « tient à l’humilier, et à lui faire oublier son rêve de présidentiable en 2023 », d’autres citoyens estiment que c’est un geste fort que d’avoir arrêté Vital Kamerhe, afin que chacun puisse voir clair dans ce programme. Pour une fois, on en vient à jeter à la justice qui a rondement mené les procédures. Cette affaire aura par ailleurs eu le mérite de secouer ne serait-ce que l’un des chevau-légers de ces manœuvres peu orthodoxes qui ont fière allure dans nos contrées africaines.Ainsi en échoit à tous ceux qui des populations se moquent.

De ces chevau-légers, on en compte à foison en Afrique. Le Togo ne faillit pas à la règle, et on attend (toujours !) que la la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (Haplucia) daigne dénouer le nœud gordien que représentent les affaires touchant la réhabilitation de la route Lomé-Vogan-Anfoin, et autres affaires toutes aussi sulfureuses les unes que les autres.Comme celles de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2013. Cette institution, créée par l’adoption de la loi n°2015-006 du 28 juillet 2015, n’a-t-elle pas pris, a en ce sens les devants en transmettant le 4 novembre 2019 les dossiers des affaires de la CAN 2013 et de la route Lomé-Vogan-Anfoin au Procureur de la République près le Tribunal de première instance de première classe de Lomé ?

Ce que l’on ne sait pas encore, c’est si les lignes vont bouger. Dame Haplucia gagnera en tout cas à ne pas donner à l’opinion l’impression d’être rien moins qu’un don Quichotte de la corruption. Vivement la suite.

Le Correcteur

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