Affaires des incendies des marchés /Examen psycho-psychiatrique : « Personnellement, ça ne me fait ni chaud, ni froid » (Jean Pierre Fabre)


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L’affaire des incendies des marchés de Lomé et de Kara (nord) est sur le point d’être complètement bouclée, suite à la dernière démarche menée par le juge d’instruction.

Ce dernier a procédé mardi dernier au procès-verbal récapitulatif des personnes toujours en détention (au total neuf) dans ce dossier. Ainsi, les inculpés dans ce dossier ont été invités par un médecin psychiatre.

Parmi les personnes invitées, figure le président de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC, opposition) Jean Pierre Fabre, inculpé dans ce dossier.

« Je ne vois pas très bien ce que j’irai faire devant un médecin psychiatre. Je me porte très bien. Je lui ai simplement répondu que je consulterai mes conseils et que je me fierai à leur avis », a déclaré jeudi lors d’une conférence de presse M.Fabre.

« Personnellement, ça ne me fait ni chaud, ni froid. Nous savons que nous n’avons rien à nous reprocher », a-t-il souligné.

M.Fabre trouve « complètement déplacé », le retour de ce dossier au moment où se tient un dialogue entre le pouvoir et l’opposition en vue des réformes constitutionnelles et institutionnelles.

« C’est très déplacée, c’est inopportun. Je ne vois pas très bien où le pouvoir veut en venir. Mais nous l’attendons de pied ferme », a-t-il averti.

Rappelons que le principal bâtiment du grand marché de Lomé et le marché de Kara (environ 420 km au nord de Lomé) ont été ravagés en janvier 2013, dans des incendies qualifiés de « criminels » par le gouvernement. Pas de pertes en vies humaines, mais les dégâts sont énormes : près 6 milliards de F.CFA de perte.

Une commission d’enquête a été mise sur pied le gouvernement en vue de faire la lumière sur ce drame.

Au total 37 personnes – pour la plupart des responsables et militants de l’opposition – ont été, inculpées. Plusieurs d’entre eux ont bénéficié d’une liberté provisoire.

Les principaux partis de l’opposition notamment le Collectif Sauvons le Togo (CST) a organisé plusieurs manifestations de rues pour exiger une « enquête internationale » et la libération des personnes détenues. FIN

Junior AUREL

 

Savoir News

 

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