Rapport falsifié de la CNDH : La CDPA exige la démission du gouvernement

COMMUNIQUE DE LA CDPA

Un gouvernement qui protège des tortionnaires doit démissionner
 



 


Lors du procès de complot contre la sûreté de l’Etat d’avril 2009, les accusés ont affirmé avoir été torturés dans les locaux de l’ANR. Choquée à l’idée que la pratique de la torture puisse encore avoir cours dans notre pays, la CDPA a pris acte avec satisfaction de ce que le gouvernement au lendemain de ce procès, a ordonné à la CNDH d’ouvrir une enquête impartiale, afin que lumière soit faite sur les faits allégués.
La CDPA, aux côtés des ODDH, a manifesté son impatience à voir publier les résultats des investigations menées par la CNDH. Le parti découvre avec stupeur que le rapport de la CNDH sur les allégations de cas de torture mettant en cause l’ANR, est publié finalement, mais sous deux versions divergentes : l’une publiée par le gouvernement et l’autre sur le site officiel de la CNDH.
La CDPA pour sa part considère comme seule crédible la version de la CNDH d’autant plus qu’elle est authentifiée par son Président aujourd’hui réfugié vraisemblablement en France.
La CDPA prend aussi acte de la déclaration faite sur les ondes de RFI par le Président de la CNDH qui affirmait que chef de l’Etat avait eu connaissance et accepté le rapport authentique.
La CDPA considère qu’il est inadmissible qu’un gouvernement de la République publie un faux rapport, qui plus est sur un sujet d’une si haute importance pour les togolais. Un tel gouvernement qui protège des tortionnaires et qui se rend complice de faux et usage de faux, ne mérite plus d’assumer la charge de diriger le Togo.
La CDPA exhorte en conséquence le Chef de l’Etat à prendre ses responsabilités pour :
– démettre le gouvernement de ses fonctions;
– trouver les auteurs de la falsification du rapport et les sanctionner ;
– mettre en œuvre toutes les recommandations du rapport sur les allégations de torture ;
– protéger les membres de la CNDH, y compris leurs familles.
Fait à Lomé, le 22 février 2012.
Pr Léopold Messan Gnininvi