Gilbert Fossoun Houngbo pris dans l’engrenage du système Rpt

Gilbert Fossoun Houngbo pris dans l’engrenage du système Rpt :
Adji Otèh Ayassor, l’autre super ministre dans le gouvernement Houngbo2

On ne cessera jamais de dire que le mensonge, la désobéissance, le despotisme… sont presque érigés en système de gouvernance au sein du parti Rpt au pouvoir depuis plus de quarante ans. Le Premier Ministre Gilbert Fossoun Houngbo apprend à ses dépens
Nommé à la tête du gouvernement en 2008 en remplacement de Komlan Mally pour refaire l’image on ne peut plus dégradante des barons du système Rpt incarné aujourd’hui par Faure Gnassingbé, l’ancien directeur du système des Nations-Unies section Afrique, très enthousiasmé à sa nomination déclarait qu’il changera le quotidien des Togolais en six mois. Mais après trois ans d’exercice, rien n’a changé. Actuellement, il est confronté à la réalité monstrueuse de la gestion catastrophique et chaotique du pays par ceux qui gouvernent le pays et à la volonté plus que fatale des ministres de son gouvernement imbus de désobéissance à la hiérarchie et de désinvolture à rester indifférent au cri de détresse du peuple togolais.
Ils sont nombreux à outrepasser les prérogatives du Premier ministre, Chef de gouvernement Gilbert Fossoun Houngbo pour s’adresser directement au Chef de l’Etat Faure Gnassingbé. Le plus bouillant actuellement reste l’incontournable super ministre des finances Adji Othè Ayassor. L’homme ne respecte rien sauf l’ordre de ses humeurs. Tous les responsables des départements ministériels et autres secteurs d’activités dans le pays qui ont besoin de l’apport du ministère des finances en savent quelque chose.
Ce n’est pas le ministre des sports Christophe Tchao qui nous démentira eu égard au retard régulier dans le décaissement voire le refus catégorie des fonds pour l’organisation des activités à la fédération togolaise de football. Sa manière de gérer ce département ministériel qui fait partie intégrante des autres départements du pays indigne beaucoup de Togolais qui se posent la question de savoir si les fonds à allouer à des secteurs d’activités pouvant permettre l’harmonisation de l’organisation des activités dans les différents secteurs du pays lui appartiennent. Si non il est inconcevable de savoir que Adji Othè Ayassor, un ministre des finances refuse délibérément de se mettre au service du pays alors que le Chef de l’Etat peine à avoir une autorité sur lui.
Selon des informations de sources autorisées, le ministre des finances ne rend jamais compte au Premier ministre. Il s’adresse directement au Chef de l’Etat. Certaines décisions ne font pas objet de connaissance du Chef du gouvernement. Il apprend comme tout Togolais certaines informations à la télévision nationale. L’exemple le plus patent et le plus ahurissant est celui de l’installation du groupe Bolloré au Togo. Selon les mêmes sources d’informations, le Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo n’a jamais été informé de l’arrivée de Bolloré au Togo. Il n’est ni lié de près ni de loin aux conditions permettant au groupe Bolloré de s’installer définitivement au Port autonome de Lomé.
S’il est établi que les ministres togolais ne pouvaient pas accorder le minimum de respect à leur Chef du gouvernement et qu’ils devraient outrepasser ses prérogatives pour rendre compte directement au Chef de l’Etat, il y a de quoi dire que le Togo est une République bananière si non, que vaut alors le poste de Premier ministre, Chef du gouvernement au Togo ? Quel rôle joue réellement Gilbert Fossoun Houngbo actuellement à la tête du gouvernement si on sait que tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains d’une seule et unique personne et que ses supers ministres piétinent délibérément la légitimité de Houngbo et le déconsidèrent ?
Faure Gnassingbé pourra-t-il réellement un jour prendre la mesure de ce qu’il fait avec ses supers ministres afin de vite corriger cet état de chose et rétablir l’ordre et la hiérarchie au sein de son gouvernement ?
Au regard de ces multiples insubordinations, le Premier ministre ne devrait que s’en prendre qu’à lui-même puisqu’il a été averti dès sa nomination par la presse togolaise très avisée de la mauvaise foi des barons du Rpt et du système de gouvernance dans lequel baignent les caciques du régime Rpt à la tête du pays. Aujourd’hui, Gilbert Fossoun Houngbo est pris dans l’engrenage du système Rpt, que devrait-il alors faire, démissionner pour refaire son image vis-à-vis du peuple togolais ou rester pour être définitivement noyé par un système quarantenaire en passe de disparaitre politiquement.
Jérôme Sossou