Le ministre Pascal Akoussoulélou Bodjona sur la liste noire de l’ANR au Togo ?



L’actuel ministre de l’administration territoriale, Pascal Akoussoulélou Bodjona, est l’un des incontournables du régime Faure Gnassingbé. Il intervient dans presque tous les autres domaines de la vie politico-socio-culturelle du pays. Une présence de trop qui inquièterait le « prince » qui aurait demandé qu’il soit étroitement surveillé.
Ainsi, il serait dans le collimateur de l’Agence nationale de renseignement (ANR) qui sait bien jouer son rôle, c’est le quotidien Liberté qui révèle cette information dans sa parution du lundi 28 mars 2011.
Selon le journal, Pascal Bodjona dont le cursus universitaire s’est arrêté sur le campus de l’université du Bénin par l’obtention d’un DEUG II avec à la somme sa radiation, s’est beaucoup plus illustré par son activisme au sein du HACAME, tristement connu sur le campus dans les années 1990. Après ce sale boulot, le natif de Kouméa sera récompensé. Il sera nommé chargé de mission au ministère des Affaires étrangères. Très rapidement, il gravira les échelons pour se retrouver comme ambassadeur du Togo aux Etats-Unis et au Brésil. C’est au cours de son séjour dans le pays de l’oncle Sam que les relations entre le jeune étudiant qu’était Faure Gnassingbé à l’époque et Pascal Bodjona se seraient renforcées, signale encore le quotidien.
Le début de l’ambition de l’homme …
Revenu au pays et à la suite de « la catastrophe nationale » qui a permis à un quarteron d’officiers de « confier le pouvoir » à Faure Gnassingbé, Bodjona se fait nommer directeur de cabinet à la présidence de la république. C’est là où il se serait construit financièrement parlant. En plus, il a su construire de bon rapport avec la puissantissime directrice des impôts et conseillère financière du président. Habile politique et fin manipulateur, il a réussi à faire tourner la tête même de ses adversaires politiques et a tisser sa toile.
Mais cette ascension fulgurante commence par inquiéter dans l’entourage du président et comme solution il a été décidé de le faire partir de la présidence pour le ministère de l’administration territoriale afin de l’éloigner un peu du président.
Même à ce ministère, il reste fort malgré la baisse des moyens financiers puisque le poste sera plutôt une aubaine pour lui pour se mettre en exergue et montrer son talent, son savoir-faire.
Champion de la ruse politique, il aurait réussi à torpiller l’Accord politique global et a fait réélire Faure Gnassingbé à la présidence.
Cette ascension fulgurante de Bodjona inquièterait son ami. Selon le journal, l’idylle entre les deux hommes serait en train de prendre un coup. On n’exclut pas dans l’entourage du président que le ministre soit en train de rouler pour lui-même. Ainsi, il aurait demandé que le ministre soit étroitement surveillé. Ingratitude ou juste mesure de précaution ?
Comme on le voit, le fils du Timonier voudrait se débarrasser de son vieil ami mais ne sait comment s’y prendre. De fait on serait en train d’étudier toutes les pistes possibles. De sources concordantes, signale le quotidien, l’ANR avait exercé des pressions sur un homme d’affaires  récemment interpellé (Bertin Agba) afin qu’il puisse noyer le ministre. Après l’échec de cette tentative, ils auraient tenté un autre jour de piéger le détenu en arguant que le ministre aurait été arrêté et qu’il aurait avoué les faits allégués. Une façon de constituer un délit pouvant justifier la mise à l’écart ou l’embastillement de quelqu’un qui se croit être au centre du monde et qui fait tant parler de lui. Et Liberté de conclure qu’après Kpatcha, Bodjona va-t-il connaître le même sort ?
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