Malgré les graves contestations et revendications socio-politiques : Faure Gnasssingbé fait du chantage avec l’accord Ufc-Rpt



L’accord politiquement politique signé entre le Rassemblement du peuple togolais (Rpt) et l’Union des forces de changement (Ufc) le 26 mai 2010 n’a accouché que d’une souris. Les réformes annoncées depuis sont dans leur quasi-totalité restées inexécutées. Les réformes constitutionnelles notamment, le retour à la Constitution de 92 avec la limitation du mandat présidentiel pouvant favoriser l’apaisement politique et éviter les contestations électorales pour que le Togo ait la chance de réaliser l’alternance politique. Les réformes institutionnelles notamment celle de la justice pour garantir les vrais résultats des urnes après les élections présidentielles n’est pas réellement engagée depuis l’entrée de l’Ufc de l’ancien opposant « charismatique » de l’opposition très « très radicale » qu’avait incarnée Gilchrsit Olympio alors qu’elles étaient prévues pour six mois. Ces questions de réformes institutionnelles et constitutionnelles étaient le soubassement de l’entrée de l’Ufc dans le gouvernement de « grandes compétences » de Hougbo2

Malheureusement, il est à constater fâcheusement que Faure Gnassingbé fait du chantage avec cet accord. Alors que les changements que les Togolais espèrent de cet accord sont encore loin d’être observés. Seulement, Faure brandit l’accord qui n’engage que le Rpt et l’Ufc, deux partis qui n’ont aucun mandat de représenter l’ensemble des Togolais puisqu’il faut le dire la masse de la population qui conteste le pouvoir de Faure et qui, d’ailleurs s’opposent à cet accord n’est pas à minimiser, comme un trophée de guerre.
Partout où il arrive sur le globe terrestre, il parle de la stabilité politique dans son pays obtenu grâce à l’accord signé entre le Rpt et l’Ufc ; ce qui pour lui, explique l’entrée de son allié dans son gouvernement. Il le prouve parfois avec la présence d’un ministre Ufc qui l’accompagne dans ses déplacements officiels. Faure Gnassingbé ne fait pas un examen de conscience pour reconnaître qu’en politique, ignorer les exigences ou faire semblant d’ignorer l’existence de l’opposition fût-elle « minoritaire » selon les intérêts et des calculs politiciens est une erreur très grave surtout que la réalité du terrain est plus que palpable et incontournable.
Il ne servira en rien de vouloir convaincre des investisseurs étrangers ou tenter de faire enfant de cœur devant les bailleurs de fonds alors que dans tous les secteurs, les revendications, les grognes sociales, des troubles politiques conduisant à la violation des droits humains, à des interpellations illégales suivies de répressions sanglantes gagnent chaque jour du terrain.
Il sera alors souhaitable que Faure passe à la résolution de la crise politique et sociale qui secoue le pays depuis son arrivée à la tête du pays au lieu mettre devant son front cet accord qui malgré son existence, la situation sociopolitique et économique ne fait que s’empirer. Les multiples annulations des dettes du Togo par les bailleurs et les partenaires au développement n’ont pas fait bouger d’un seul pouce la misère des Togolais.
Jérôme Sossou

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