Nicodème Habia condamne les méthodes « répressives violentes » de la Gendarmerie



Au lendemain des violents affrontements des 12 et 13 juin survenus entre des manifestants pro-opposition et des forces de police et de gendarmerie dans certains quartiers de Lomé, des voix ne cessent de s’élever pour dénoncer cette situation et convier au calme.
Empruntant le pas au Comité d’action pour le renouveau (CAR) qui a dénoncé dans un communiqué rendu public mercredi, l’utilisation excessive de la force par les éléments de la gendarmerie et de la police togolaises, l’Action pour la protection des droits de l’Homme et pour le développement (APDHDS) du député Nicodème Habia s’insurge contre ces violences. L’APDHDS a fait connaître sa position à travers un communiqué transmis à l’Agence afreepress.
Dans ce communiqué, (à lire ci-dessous), cette organisation rejette la responsabilité de ces heurts sur le pouvoir de Lomé qui, dit-elle, « semble ne pas être disposé à concrétiser l’ensemble des revendications posées par la classe politique, la société civile et les autres acteurs du processus électoral au Togo ».
« Face à ce refus et à cette duplicité savamment planifiés par le parti UNIR dont le seul but est de parvenir à une élection truquée et tronquée, l’APDHDS félicite les députés UFC pour leur refus de vote favorable à la loi portant répartition des 91 sièges de la future Assemblée nationale », écrit Dossepli Messan Richard, le Vice-président de cette association.
L’APDHDS réaffirme dans son communiqué, son attachement au respect des libertés publiques et individuelles des Togolais et dit condamner « les méthodes répressives violentes auxquelles se livrent certaines unités de la gendarmerie et de la police nationale et condamne avec la dernière rigueur l’usage des gaz lacrymogènes sur les populations de Lomé ».
Communiqué de l’APDHDS
Notre pays le Togo, à l’instar des jeunes démocraties naissantes sur le continent se prépare à organiser en cette année, des élections s législatives et des élections locales pluralistes depuis le début du processus démocratique enclenché le 5 octobre 2010.
Comme à l’accoutumée, les organisations de défense, de garantie et de protection des droits humains, aussi bien civiques que politiques ont appelé l’ensemble de la classe politique et de la société civile togolaise à un minimum de consensus sur les lois devant garantir l’équité, la transparence et la liberté de conscience pour des élections apaisées au Togo. Le gouvernement malgré sa volonté verbale d’ouverture aux négociations semble ne pas être disposé à concrétiser l’ensemble des revendications posées par la classe politique, la société civile et les autres acteurs du processus électoral au Togo.
Face à ce refus et à cette duplicité savamment planifiés par le parti UNIR dont le seul but est de parvenir à une élection truquée et tronquée, l’APDHDS félicite les députés UFC pour leur refus de vote favorable à la loi portant répartition des 91 sièges de la futures Assemblée nationale.
Dans ces perspectives, l’association se réjouit de la mobilisation de toutes les forces politiques démocratiques, de la société civile pour dénoncer les mascarades électorales qui se profilent à l’horizon.
Toutefois, l’APDHDS s’oppose à toutes formes de manifestations allant dans le sens de la violation des droits inaliénables des paisibles citoyens et de la destruction de leurs biens, et appelle tous les manifestants et les organisateurs à un respect scrupuleux des droits de chacune et de chacun.
Par ailleurs, l’APDHDS condamne les méthodes répressives violentes auxquelles se livrent certaines unités de la gendarmerie et de la police nationale et condamne avec la dernière rigueur l’usage des gaz lacrymogènes sur les populations de Lomé.
Fidèle à ses objectifs contenus dans ses textes fondamentaux, l’APDHDS lance un appel patriotique de mobilisation à l’endroit de tous les Togolais pour une alternance politique pacifique et apaisée en 2015 dont le point de départ réside en une bonne et démocratique organisation des prochaines élections législatives et locales.
La défense, la protection la garantie et la pleine jouissance des droits élémentaires et légitimes de l’Homme restent une majeure préoccupation à l’APDHDS.
Fait à Lomé le 12 juin 2012
Pour le Bureau Exécutif
Dossepli Messan Richardième jour des manifestations du CST : Le siège de l’UFC attaqué