Agbéyomé Kodjo: « Je ne me présenterai pas devant la justice pour cette quatrième convocation »

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Par savoir news

« Je ne me présenterai pas devant la justice pour cette quatrième convocation », a martelé jeudi soir, l’ancien Premier ministre togolais Agbéyomé Kodjo, arrivé deuxième à la présidentielle de février derrière Faure Gnassingbé.

L’opposant a été convoqué par le Doyen des juges d’instruction Awi Adjoli de Lomé vendredi.

Selon un « ordre de convocation » émis par ce dernier, M.Kodjo est appelé à se présenter à 9H GMT, « pour être entendu dans l’affaire le concernant ».

D’autres cadres de la « Dynamique Mgr Kpodzro », le Mouvement qui l’a soutenu lors de la dernière présidentielle, sont aussi convoqués.

L’Appel d’Agbéyomé avant de disparaître dans le maquis

« Mes chers compatriotes, de part votre souveraineté accordée à votre serviteur et faisant donc de moi, le véritable président de la République togolaise, au-dessus de toutes les institutions (…). Fort de cette légitimité, je ne me présenterai pas devant la justice pour cette quatrième convocation », a affirmé l’opposant dans une déclaration/audio largement diffusée sur les réseaux sociaux.

« Après des investigations sérieuses et croisées, il ressort que des desseins hautement malveillants seraient planifiés contre ma personne dans le cadre de cette convocation dont l’ultime but est de m’éliminer par tous les moyens pour permettre à l’inénarrable putschiste de jouir du pouvoir d’État usurpé », a-t-il accusé. 

« Toute vie est une mission et chaque génération doit remplir la sienne! Il nous appartient ici et maintenant, individuellement et collectivement, de prendre toutes les dispositions conséquentes pour libérer sans délai la terre de nos Aïeux des prédateurs et imposteurs qui la tiennent à l’étroit », a-t-il lancé.

Sous contrôle judiciaire

M.Kodjo est placé sous contrôle judiciaire depuis le 24 avril dernier, après avoir passé quatre jours à la gendarmerie nationale.

Le président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), qui a obtenu 19,46% des suffrages le 22 février (selon les résultats définitifs de la Cour constitutionnelle), contre 70,78% pour Faure Gnassingbé, a toujours contesté ces résultats.

« Les remontées documentées issues des bureaux de vote ainsi que les indicateurs chiffrés qui les sous-tendent, attestent de ce que nous sommes sortis largement vainqueurs du scrutin présidentiel du 22 février 2020, et ce, dès le premier tour », a une fois encore réaffirmé M.Kodjo dans une interview accordée à afrikastrategies.fr.

« De nombreuses embûches furent érigées sur le chemin, conduisant d’une part, à la proclamation de la vérité des suffrages exprimés dans les urnes en notre faveur par la majorité des électrices et des électeurs ; et d’autre part, à l’avènement d’une transition politique effective et pacifique au Togo », avait-il ajouté.

Dans une note du doyen des juges d’instruction le 24 avril dernier, M.Kodjo est interdit de quitter le Togo sans autorisation et de faire de « déclarations tendant à la remise en cause des résultats de la présidentielle du 22 février ».

Il est également interdit de « tous propos, déclarations, ou attitudes tendant à remettre en cause et à saper l’ordre constitutionnel et institutionnel ». FIN

source : Junior AUREL / savoir news

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