Alternance au Togo : L’UDS invite l’opposition à l’autocritique et à l’union pour relever le défi.

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Par gapola.net

Dans une déclaration rendue publique le mardi 14 juillet 2020, l’Union des Démocrates Socialistes (UDS-Togo) après avoir constaté l’échec de l’élection présidentielle du 22 février, qui selon le parti n’a pas abouti à une alternance, invite donc l’opposition togolaise à tourner la page de ce scrutin, et à faire l’autocritique de ses échecs successifs. Et pour sortir de ce qu’il appelle l’impasse, le parti d’Antoine Folly, invite les partis politiques de l’opposition et les organisations de la société civile soucieuses du changement à adhérer à une vraie dynamique unitaire pouvant permettre de changer les donnes.

Selon l’UDS-Togo, la présidentielle du 22 février 2020 marquée par la candidature et la réélection du président sortant Faure Essozimna Gnassingbé pour un quatrième mandat de cinq (5) ans, est un échec.

Un revers puisque non seulement l’opposition n’a pas su empêcher sa réélection, elle n’a pas aussi réussi à s’imposer face à la Cour constitutionnelle, la CENI et même la Communauté internationale.

Pire, elle s’est plutôt laissée prise dans le piège du pouvoir, en légitimant le vernis démocratique que tente de présenter le régime aux yeux du monde.

Ainsi note l’UDS-Togo, « à force de se comporter face aux enjeux électoraux comme si nous étions dans un système démocratique établi, les partis d’opposition ont fini par ériger des principes de vernis démocratiques en règle du jeu pour l’organisation du jeu électoral », ce qui ne devrait normalement pas être le cas.

Ayant constaté une fois encore, que l’élection présidentielle du 22 février 2020, n’ont pas dérogé à la règle, le parti d’Antoine Folly, invite donc l’opposition dans son ensemble à se soumettre à une autocritique pour changer les donnes.

Par ailleurs, l’UDS-Togo qui se félicite de la dernière prise de position de la Conférence des Evêques du Togo, qui constate que sans une réforme sérieuse du cadre électoral la démocratie ne saurait prospérer, invite donc à sortir de l’impasse. Et ce, à travers trois grandes propositions.

Les propositions de l’UDS-Togo

Selon l’UDS-Togo, le pays pourrait encore sortir de l’impasse. Pour y arriver, le parti invite toutes les forces politiques du Togo à sortir courageusement de l’épisode électoral du 22 février 2020, et à engager un travail collectif d’examen de conscience sur le chemin parcouru depuis 30 ans (1990-2020), et à s’organiser pour l’avenir.

En seconde position, il invite donc l’ensemble des partis politiques d’opposition et de la société civile acquis au changement, de s’engager dans une démarche unitaire, et pourquoi pas, de mettre en place un Front des Organisations Démocratiques (FOD), qui avait en son temps, canalisé la lutte populaire pour la tenue de la Conférence nationale souveraine.

En effet, croyant toujours à la bonne fois du Chef de l’Etat, l’UDS en dernier proposition lance « un appel solennel à Faure Essozimna Gnassingbé, afin qu’il prenne l’initiative d’une concertation politique nationale inclusive pour mener une réflexion collective ».

Une réflexion qui devra non seulement porter sur la question de la gouvernance électorale au Togo, mais aussi sur la possibilité de travailler ensemble à l’élaboration et à la mise en œuvre d’une plateforme d’entente nationale.

Caleb AKPONOU / gapola.net

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