+Alternance politique en Afrique+ : Sujet au cœur d’un colloque, initiative du CAP 2015


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Un colloque axé sur « la problématique de l’alternance politique en Afrique » a démarré ce lundi à Lomé, initiative du Combat pour l’Alternance Politique (CAP 2015), regroupement de quatre partis politiques de l’opposition, a constaté l’Agence Savoir News.

 

Dans son intervention, Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson a dans un premier temps, rappelé les conditions dans lesquelles CAP 2015 a été créé, précisant que les partis politiques membres de ce regroupement, « ont consenti le sacrifice de se mettre ensemble pour relever le défi de l’alternance à l’occasion de l’élection présidentielle de 2015 ».

 

« Nous avons donc en conséquence présenté à l’occasion de cette élection, un candidat unique. Mais Hélas, une fois encore, les forces dictatoriales ont usé de toute l’artillerie dont elles disposent pour opérer un coup de force électoral », a-t-elle affirmé.

 

« Il nous faut maintenir notre alliance malgré toutes les difficultés inhérentes à l’action commune, la renforcer et élargir autant que possible sa base. Nous avons plus que jamais besoin de mobiliser le peuple, premier concerné par la lutte, et seul détenteur du pouvoir en démocratie. Nous avons besoin d’engager à cette étape cruciale de notre lutte, la réflexion sur les stratégies les plus adéquates pour obtenir l’alternance, d’où l’utilité du présent colloque dont les conclusions sont très attendues », a souligné Mme Adjamagbo-Johnson, présidente du CAP 2015.

 

Plusieurs communications sont au menu de cette rencontre de deux jours : « Les responsabilités dans la réalisation de l’alternance politique en Afrique », « Les Commissions électorales indépendantes : mythe ou réalité ? », « Les Cours Constitutionnelles dans les processus électoraux en Afrique : garanties ou illusions démocratiques ? », « La communauté internationale et l’alternance politique en Afrique », « Les peuples, complices ou victimes des dictatures en Afrique ? » …

 

Francis Kpatindé (Journaliste, Enseignant à Sciences-Po Paris) et Albert Bourgi (Professeur des Universités, Journaliste) initialement annoncés au rang des conférenciers, n’ont pas pu faire le déplacement de Lomé, « en raison de contraintes de dernières minutes », a indiqué Mme Adjamagbo-Johnson, avant d’ajouter : « nous en sommes désolés ».

 

MM. Kpatindé et Bourgi devraient respectivement animer les communications pourtant sur : « L’égalité des moyens dans les compétions électorales en Afrique » et « La communauté internationale et l’alternance politique en Afrique ».

 

Les deux conférenciers étaient aussi appelés à jouer le rôle de modérateurs pour d’autres communications.

 

Précisons que ce Colloque se tient à une période où Lomé accueille un sommet extraordinaire de l’Union africaine sur la sécurité et la sûreté maritime dont les activités parallèles ont démarré ce lundi, après une cérémonie officielle présidée par le Premier ministre Sélom Komi Klassou.

 

Plus de 3.000 invités dont 25 à 30 chefs d’État et de gouvernement sont attendus dans la capitale togolaise pour ce sommet qui a pour objectif de définir une stratégie commune de lutte contre l’insécurité maritime en Afrique et promouvoir l’économie bleue marine.

 

C’est la première fois que les chefs d’État et de gouvernement des 54 pays de l’Union africaine se réuniront sur une thématique si importante : la sécurité et la sûreté maritime. Principal enjeu de ce sommet : l’adoption d’une charte, texte contrayant qui viendra aider les pays africains à bien mener la lutte contre l’insécurité maritime. FIN

 

En Photo : Mme Adjamagbo-Johnson, lors de son intervention.

 

Edem Etonam EKUE