La coalition des 14, le regroupement de 14 partis politiques de l’opposition qui fait du rétablissement de la version originelle de la Constitution de 1992, son exigence phare, reprécise sa position, après le blocage du dialogue politique vendredi dernier.
Invité au débat ce mardi sur la radio Nana FM, le premier responsable de l’Union des démocrates socialistes du Togo (UDS-Togo), parti membre de la coalition des 14, Antoine Folly a fait savoir qu’il n’est pas question pour la coalition d’apposer sa signature au bas d’un document qui permettrait à Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005, d’être candidat en 2020.
« Il ne nous appartient pas de faire des concessions à tel ou à tel au cours de ce dialogue. Nous sommes porteurs d’aspirations et nous allons les défendre jusqu’au bout», a précisé cet acteur politique pour qui, le rétablissement de la version originelle de la Constitution de 1992, est une « réclamation nationale », y compris au sein de la famille politique au pouvoir.
En tout cas, à la coalition des 14, on pense que le retour à la version originelle de cette constitution, n’est dressé contre personne. Il s’agit plutôt de permettre au Togo de connaître une « vie démocratique normale », conformément à l’idée sortie de la conférence nationale souveraine de 1991.
Pour M. Folly, si Faure Gnassingbé aime réellement le Togo, il doit se dire qu’on ne peut pas suspendre l’avenir de tout un peuple au sort d’un individu qui plus est, aura fini trois (3) mandats en 2020. « Il lui appartiendra de tirer les conclusions des aspirations exprimées par le peuple togolais », a-t-il ajouté.
L’autre argument dont se prévaut cet acteur politique, c’est que tous les mandats qui viennent après les deux (2) premiers à la tête d’un pays, ne sont pas pour s’occuper du pays mais pour conserver le pouvoir.
« Même les petits enfants disent que le pays est bloqué dans son développement parce que nous avons à la tête de ce pays des gens qui ne se préoccupent pas des problèmes des citoyens », a-t-il conclu.
Il n’est un secret pour personne que le rétablissement de la version originelle de la Constitution de 1992 empêchera Faure Gnassingbé, l’actuel chef d’Etat qui jouit des largesses de la version révisée de cette Constitution, d’être encore candidat à une élection présidentielle au Togo. Ce que n’est pas prêt à concéder le parti au pouvoir, l’Union pour la République (UNIR).
 
Globalactu

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