Apévon Dodji : « Le pouvoir a compris qu’ils perdraient les grandes villes s’il organisait les locales »

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La décision de faire de la date du 13 janvier une journée ouvrable est diversement appréciée dans la classe politique togolaise. Au Comité d’action pour le renouveau (CAR), même si on a apprécié une décision qui devrait venir un peu plus tôt, on estime que la réconciliation ne se décrète pas.

 

Intervenant ce matin sur les ondes de radio Victoire FM à Lomé, le président du CAR, Me Apevon Dodji a été clair. « Ce n’est pas parce qu’on ne célèbre pas le 13 janvier que la réconciliation est au rendez-vous. J’ai toujours dit que la réconciliation ce n’est pas un décret. C’est une question de foi, de démarche. C’est une question d’approche et il faut ce que recherchent, les Togolais que nous sommes, nous recherchons véritablement la réconciliation. Nous devons tous à tous les niveaux, nous devons poser des actes qu’il faut pour aller à une réconciliation vraie ».

 

Le premier acte pour aller à la réconciliation est l’organisation d’élection libre et transparente, note le président le bras droit d’Agboyibo.

 

Parlant des élections locales, Me Apevon trouve que le pouvoir a refusé d’organiser ces élections « tout simplement parce qu’à l’examen des résultats, ils ont compris que lorsqu’ils organiseraient ces locales puisqu’ils ont dit qu’ils ont gagné les législatives, ils perdraient toutes les grandes villes ». il a aussi regretté que le chef de l’Etat dans son adresse à la nation n’a pas donné une échéance pour l’organisation de ce scrutin.

 

En perdant ces grandes villes, le pouvoir croit, selon le président du CAR, que les fraudes, les manipulations qu’il organise à l’aide des préfets risquent de prendre un coup compromettant ainsi l’avenir..

 

Le président du CAR est également revenu sur le dernier scrutin législatif organisé dans le pays. Sur les raisons de la débâcle de l’opposition, le patron du CAR pointe du doigt l’absence de liste commune entre les deux courants de cette opposition. « Lorsque vous dites à quelqu’un restons ensemble, ce n’est que la voie, parce qu’en allant à cette élection chacun de son côté, avec le pouvoir arrogant que nous avons et qui a tous les moyens, si nous y allons comme ça nous allons échouer et ça on l’a dit. Mais si vous attendez vos partenaires jusqu’à la dernière minute ils ne le font pas qu’est-ce que vous pouvez faire », s’est-il interrogé.

 

Me Apevon Dodji est le président du CAR, parti membre de la Coalition Arc-en-ciel. Ce regroupement de l’opposition est arrivé en troisième position à la dernière élection législative avec six sièges.

 
lomévi (www.togoactualite.com)
 

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