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Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé qu’un projet d’attentat visant les forces de l’ordre à Orléans avait été déjoué par la DGSI. Deux hommes ont été interpellés.
 
Un nouvel attentat déjoué. En déplacement à Toulouse où il rencontrait le peloton d’intervention interrégional de la gendarmerie et où il dressait un bilan post-attentats, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé que la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) avait déjoué, la semaine dernière, un projet d’attentat visant les forces de l’ordre à Orléans.
 
« Un projet d’attentat visant des représentants de la force publique dans la région d’Orléans a été déjoué la semaine dernière par la DGSI », a annoncé Bernard Cazeneuve à l’Hôtel de police de Toulouse, lors d’un discours devant les gendarmes et forces de police de la région. Le ministre a précisé que deux Français ont été interpellés et mis en examen le 19 décembre. Il s’agit du 10e attentat déjoué depuis 2013.
 
Les deux hommes âgés de 24 et 25 ans, ont été interpellés la semaine dernière puis déférés samedi 19 décembre devant un juge d’instruction. Des sources judiciaires et policières mentionnées par l’AFP parlent de deux petits délinquants avec un casier judiciaire mentionnant des délits de droit commun. Des sources policières à Paris ont précisé que l’un est originaire du Maroc, l’autre du Togo.
 
Qui était visé?
 
Selon une source officielle jointe par L’Express, ces attaques visaient une caserne militaire, une gendarmerie et un commissariat des environs. Également contacté, le maire d’Orléans Olivier Carré a indiqué de son côté n’être « au courant de rien ». Une situation « normale », selon lui, puisque que « quand Bernard Cazeneuve donne des informations suite à des interpellations, ce sont des logiques de police judiciaire » et le maire n’est « pas mis au courant ».
 
Comment ont-ils été arrêtés?
 
Les deux individus ont été interpellés le 15 et le 16 décembre dernier. Ils ont été mis en examen et écroués pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste de nature criminelle ». »Ils étaient en train d’essayer de se procurer des armes au moment où ils ont été interpellés. A savoir des fusils d’assaut et des kalachnikovs. Ils cherchaient à étoffer leur équipe, en essayant d’impliquer d’autres personnes de leur entourage », confie notre source officielle.
 
C’est en août, sur la base d’un renseignement obtenu par la DGSI, que les enquêteurs se sont mis sur leur piste. L’enquête se tourne aujourd’hui vers un commanditaire qui se trouverait en ce moment à l’étranger, « peut-être en Syrie ». Il serait connu des services de renseignement. C’est de ce pays que les deux suspects auraient reçu un mandat de près de 4000 euros.
 
Lors de sa déclaration, le ministre de l’Intérieur a également indiqué que 2800 perquisitions avaient eu lieu depuis les attentats du 13 novembre, ainsi que 346 arrestations et 297 gardes à vue. « 3414 personnes » ont été « refoulées aux frontières pour risque à la sécurité depuis les attentats », a-t-il ajouté.
 
source : Lexpress.fr
 

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