Bawara : ‘le comitĂ© de suivi et les facilitateurs n’ont pas le pouvoir de modifier le 20 dĂ©cembre’

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Le recensement Ă©lectoral dĂ©bute ce lundi 1er octobre. C’est que Gilbert Bawara a rappelĂ© ce dimanche dans l’émission « D12 » de la radio Pyramide FM. RĂ©pondant Ă  un auditeur qui lui disait que des jeunes togolais allaient empĂȘcher le recensement de se tenir, le porte-parole du gouvernement a fait savoir que ‘toutes les dispositions ont Ă©tĂ© prises pour s’assurer que le recensement Ă©lectoral se dĂ©roule dans la sĂ©rĂ©nitĂ© et dans la sĂ©curité’.
Et d’ajouter que « tout acte posĂ© en contravention de la loi, aura les consĂ©quences que la loi prĂ©voit ». Selon le ministre, le gouvernement n’est plus dans la logique des mesures d’apaisement qui consiste Ă  exiger la libĂ©ration de ceux qui commettent des infractions comme condition sine qua non du processus de dialogue.
A en croire le ministre, il n’y aura pas de session de rattrapage en matiĂšre d’enrĂŽlement des Togolais sur le fichier Ă©lectoral.
Autre information importante donnĂ©e par Gilbert Bawara, c’est que pour le gouvernement togolais, ni le comitĂ© de suivi, ni les facilitateurs, ni le pouvoir de LomĂ© n’ont la capacitĂ© de modifier la date du 20 dĂ©cembre prĂ©vue pour les Ă©lections lĂ©gislatives. « Encore moins les reprĂ©sentants des facilitateurs. Une dĂ©cision prise par la confĂ©rence des chefs d’Etat et de gouvernement ne peut ĂȘtre modifiĂ©e que dans les mĂȘmes formes», a-t-il dĂ©clarĂ©.
Gilbert Bawara rĂ©pond ainsi Ă  Tibou Camara, le ministre d’Etat, conseiller du prĂ©sident guinĂ©en qui disait le 23 septembre dernier, lors de la 2Ăšme rĂ©union du comitĂ© de suivi de la mise en Ɠuvre de la feuille de route de la CEDEAO, qu’on ne doit pas faire dans le fĂ©tichisme de date.
« Je dis qu’à l’intĂ©rieur du chronogramme, certaines choses peuvent ĂȘtre rĂ©amĂ©nagĂ©es mais Ă  condition de respecter un double impĂ©ratif, celui des dĂ©lais lĂ©gaux fixĂ© par le code Ă©lectoral et celui de la date du 20 dĂ©cembre », a relevĂ© le ministre togolais.
Pour lui, le calendrier électoral et le chronogramme électoral obéissent à 2 impératifs : les décisions de la CEDEAO qui ont fixé la date du 20 décembre 2018 pour la tenue des élections législatives et les délais légaux.
L’unique solution pour le Togo, selon le proche de Faure GnassingbĂ©, c’est d’aller aux Ă©lections le 20 dĂ©cembre prochain. « Si nous devions nous fier aux attitudes, aux dĂ©clarations et aux postures de blocages et d’obstruction de l’opposition, tout ce qui a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© ces derniĂšres annĂ©es, ne l’auraient pas Ă©tĂ© », a-t-il fait savoir.
Pour lui, il est ‘imprudent’ et mĂȘme ‘irresponsable’ d’appeler les Togolais Ă  ne pas aller se faire recenser. Ceux qui le font, en l’occurrence les responsables de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition, juge Gilbert Bawara, sont « constants et cohĂ©rents dans leur inconstance et incohĂ©rence ».
Le porte-parole du gouvernement pense qu’ils peuvent tout faire mais ils ne parviendront pas Ă  prendre le pays en otage, Ă  bloquer le processus Ă©lectoral et Ă  empĂȘcher que les Ă©lections de se tiennent.
 
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