Burkina Faso : premières inculpations après l’autopsie de la dépouille présumée de Sankara


thomas_sankara


La dépouille présumée de Thomas Sankara, l’ex-président burkinabè, est criblée de balles, selon un rapport d’autopsie rendu public mardi. Plusieurs personnes ont été inculpées, dont des militaires du régime putschiste, selon l’avocat de la famille.
 
Bientôt la vérité sur l’affaire Thomas Sankara ? La dépouille présumée de l’ancien président burkinabè, assassiné en 1987, est criblée de balles, a affirmé, mardi 13 octobre, un avocat de la famille. Il s’exprimait après que le juge d’instruction en charge de l’affaire a présenté les rapports très attendus d’autopsie et de balistique.
 
« Au niveau des impacts, ce qu’on a pu relever en ce qui concerne le corps de Thomas Sankara, c’est vraiment ahurissant. On peut dire qu’il a été purement et simplement criblé de balles », a affirmé Me Ambroise Farama, l’un des avocats de la famille, soulignant qu’il fallait attendre le résultat de tests ADN pour formellement identifier le « père de la révolution burkinabè ». Et de préciser que « tout porte à croire » que c’est bien la dépouille de Sankara qui a été autopsiée.
 
Plusieurs ex-putschistes inculpés
 
Vingt-huit ans après la mort de cette icône du panafricanisme, « huit à neuf » personnes, dont plusieurs soldats de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP), auteur du coup d’État manqué du 17 septembre, ont été inculpées pour leur implication présumée dans l’assassinat en 1987 du président du Burkina Faso, a en outre indiqué Me Bénéwendé Stanislas Sankara, un autre avocat de la famille, sans lien de parenté avec le défunt. Une information confirmée par le principal avocat du dossier.
 
Thomas Sankara et douze de ses compagnons d’armes ont été tués le 15 octobre 1987, lors du coup d’État organisé par Blaise Compaoré, son ancien frère d’armes de Sankara et parfois soupçonné d’avoir commandité son assassinat. Entièrement taboue pendant l’ère Compaoré, cette enquête a été relancée par les autorités de transition, fin mars après le renversement de Compaoré en octobre 2014 par la rue après 27 ans de pouvoir.
 
Ces résultats étaient très attendus depuis l’exhumation des ossements fin mai. Le coup d’État est survenu la veille la date à laquelle les rapports devaient être initialement présentés.
 
Avec AFP / france24
 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *