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© togoactualite – L’école primaire publique « Alati Marché » dans la préfecture de Haho, environs 90 km au Nord de Lomé, est l’une des écoles bénéficiaires des cantines scolaires initiées par le gouvernement togolais en 2008 avec l’appui de ses partenaires. Grâce à ce programme l’effectif et les résultats scolaires sont en train d’exploser dans cet établissement.
 
Les 550 élèves de cette école ont droit chaque jour de classe à un repas équilibré. Pour cette journée du 26 Novembre, le menu servi était composé de « Ayimolou au poisson »pour le plat de résistance et orange au dessert. Chaque jour le rituel est le même, en rang et sous la supervision des « femmes mamans », les élèves lavent les mains à l’aide du savon et de l’eau propre. Ensuite, ils retournent en classe où les « femmes mamans » leur distribuent le repas.
 
Démarré en 2014 à l’EPP « Alati Marché » avec 457 élèves, aujourd’hui l’effectif est de 550. Quant au taux de réussite au CEPD, il a aussi bondi. De 70% en 2013-2014, il est passé à 83,33% en 2014-2015 et 83,92% en 2015-2016.
Au Sud de Notsè, dans la capitale, c’est l’Ecole primaire publique d’Adjalley qui bénéficie de ce même programme de cantine scolaire. Si pour le premier cas, le programme est financé par le gouvernement, ici le financement est privé. C’est une organisation non gouvernementale (ONG) « La chaîne de l’espoir » qui prend en charge le programme.
Depuis 2012, des repas chauds sont servis aux 1200 élèves de cet établissement à chaque récréation. Tout comme à Notsè, depuis que la cantine scolaire a démarré l’effectif a gonflé. Les enfants qui restaient à la maison ont trouvé goût à l’école.
 
Preuve de l’intérêt que les enfants ont pour la cantine scolaire est que ce 02 Décembre, bien que les enseignants observaient un mot d’ordre de grève, les élèves étaient là jusqu’à la récréation pour partager le repas avant de rentrer à la maison.
 
Le Directeur de l’école, M. Naloufiao Nabe ne cache pas sa safistaction devant les résultats positifs de ce programme. Il souhaite que « ces genres d’action couvrent tout le pays. Ici c’est l’ONG «La chaîne de l’espoir » qui agit, si ailleurs, d’autres ONG ou le gouvernement peuvent en faire autant ce n’est que l’éducation qui en retirerait le bénéfice », souligne-t-il avant de poursuivre que l’initiative du gouvernement de doter les écoles de cantines scolaires est salutaire.
 
Selon les statistiques au niveau de cette école, le pourcentage au niveau des classes de passage a doublé. Pour l’examen du CEPD, la moyenne de réussite est passée de 50% avant la cantine et avoisine maintenant 90% avec les cantines scolaires. Et le directeur de féliciter les partenaires de ce programme qui provoque un grand changement tant au niveau de l’effectif comme au niveau de la réussite.
Depuis 2008, 50 millions de repas chauds ont été servis aux élèves du Togo dans le cadre de ce programme. A ce jour, près de 85 000 élèves sont servis dans 308 écoles bénéficiaires dans 22 préfectures du pays.
La répartition par région s’établie comme suit : région Maritime 58 écoles contre 16070 écoliers bénéficiaires (soit 26,37%) ; région des plateaux, 53 écoles pour 111993 écolier bénéficiaires (soit 18,37%) ; région Centrale 49 écoles pour 10785 bénéficiaires (soit 17,69%) ; région de la Kara 61 écoles pour 11268 bénéficiaires (soit 18,49%) et enfin région des Savanes 35 écoles pour 11618 bénéficiaires (soit 19,06%).
 
En termes de bilan, Mme Agboka-Abalo Yawovi, dresse un bilan positif de la première expérience. Selon elle, l’effet positif induit sur les indicateurs scolaires et l’amélioration de l’état de santé et de nutrition des élèves est à saluer. En outre, l’évaluation du Projet souligne clairement les effets positifs des cantines scolaires sur la fréquentation scolaire : une augmentation des effectifs scolaires de l’ordre de 10% dans les écoles bénéficiaires contre 7% dans les écoles non bénéficiaires ; une augmentation du taux de fréquentation des filles par rapport à celui des garçons.
 
Le Programme alimentaire mondial (PAM) et la Banque mondiale accompagnent le gouvernement togolais dans cette initiative. Joëlle Businger, la représentante résidente de la Banque mondiale, au Togo, dont l’institution a accordé un prêt d’environ 2,5 milliards de F CFA en 2014 au Togo pour soutenir l’initiative, juge les résultats des cantines scolaires « très encourageants » et justifient leur large développement, en vue d’atteindre la politique nationale l’alimentation scolaire et les ODD.
 
Le gouvernement togolais même a débloqué pour la période 2014-2015, 1 milliard de F CFA pour le programme. Et pour la Ministre Dogbé Victoire, « l’alimentation est un besoin primaire, un droit pour tous. L’alimentation en milieu scolaire est un facteur déterminant pour le développement des élèves qui feront le Togo de demain ».
 
Notons que c’est en 2008 que le gouvernement togolais a lancé ce programme de cantines scolaires gratuites dans le cadre de la composante « Cantines scolaires » du programme de Développement Communautaire (PDC+). Ce programme vise à lutter contre la déperdition scolaire, à augmenter le taux de fréquentation et de réussite scolaire, à assurer gratuitement au moins un repas par jour aux enfants du préscolaire et du primaire surtout pour les plus démunis.
 
lomévi (www.togoactualite.com)
 

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