La CDPA demande à Faure Gnassingbé d’appliquer les reliquats de l’APG « avant qu’il ne soit trop tard »


Le 20 août dernier, l’Accord Politique Global (APG) avait dix ans. L’heure est donc au bilan et chaque formation politique de l’opposition y va de son analyse et interpellation. Dans une déclaration rendue publique dimanche, la Convention démocratique des peuples africains (CDPA) fait son mea-culpa et estime que l’opposition a ses responsabilités dans les difficultés rencontrées par l’APG. « A l’opposition togolaise on peut reprocher d’éventuelles erreurs dans le processus de mise œuvre de l’APG », écrit Brigitte Kafui Adjamagbo Johnson.
 
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Mais d’après elle, le principal responsable des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de l’APG reste et demeure le pouvoir en place. L’opposition togolaise, avance Mme Adjamagbo-Johnson, fait tout ce qui est politiquement acceptable, « mais se heurte systématiquement à la mauvaise foi du régime avec à sa tête le chef de l’Etat, principal comptable de la mise en œuvre de l’APG ». « Il est inacceptable qu’une poignée d’individus conduisent notre pays à l’abîme en voulant confisquer coûte que coûte le pouvoir d’Etat. Légitimer ce pouvoir, même en organisant des conférences internationales dispendieuses, devient finalement le seul souci du régime, ceci au détriment de la recherche du bonheur des togolais », dénonce la Secrétaire générale de la CDPA.
 
Pour finir, le parti des Intellectuels lance un appel « solennel au Chef de l’Etat » en lui demandant de faire les réformes. « Il n’est pas trop tard pour rentrer dans l’histoire par la grande porte, faites les avant qu’il ne soit trop tard », conseille Mme Adjamagbo-Johnson au président Faure Gnassingbé.
 
A.Y.
 
source : afreepress