vendredi 26 février 2021

Célébration du 27 avril 2013 : Agbéyomé Kodjo appelle à « l’union de l’opposition »

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À l’instar des leaders politiques du pays, Messan Agbéyomé Kodjo (photo) n’a pas dérogé à la tradition. Le président national de l’Organisation pour bâtir dans l’union un Togo solidaire (OBUTS) a, à l’occasion du 53e anniversaire de l’accession du Togo à la souveraineté internationale, rendu public dimanche son message aux Togolais. Dans ce message long de sept (7) pages, l’ancien Premier ministre parle de plusieurs thèmes ayant trait aux futures élections, au climat social du pays, à l’union de l’opposition et surtout au dossier des incendies des marchés de Lomé et Kara, dossier dans lequel il est lui-même cité. « L’heure est grave, car l’avenir du pays est incertain. Plus que jamais l’Union doit être l’unique et seul levier par lequel les responsables des entités composant le Collectif Sauvons le Togo et la Coalition Arc-En-Ciel, doivent faire aboutir la résistance citoyenne ! La formation politique OBUTS est fondamentalement convaincue de ce que c’est dans la solidarité et la complémentarité entre toutes les forces de l’alternance et du progrès que nous arriverons à faire plier ceux qui ont choisi la violence en lieu et place de la raison, la haine en lieu et place de l’amour, le mensonge en lieu et place de la vérité, les intérêts particuliers en lieu et place de l’intérêt général », déclare le natif de Tokpli dans son message.
 
La formation politique OBUTS n’est pas « concernée » par les incendies des marchés de Lomé et Kara, car, dit son président, telle n’est pas sa conception de la démocratie pluraliste qu’elle entend installer. Fort de toutes ces raisons, pense Agbéyomé Kodjo, Gérard ADJA, premier Vice-président de l’OBUTS interpellé dans le cadre de cette affaire doit être « liberté au nom de la justice, de l’éthique républicaine et du serment d’impartialité des magistrats ».
 
Celui-ci, dans son message n’hésite pas à mettre la mort des élèves Anselme Gouyano Sinadaré, et Douti Sinalengue sur le compte de la « mal gouvernance » du pouvoir en place.
 
Le processus électoral occupe également une place non négligeable aux yeux de cet ancien bras droit du général Gnassingbé Eyadema. L’homme voudrait savoir les véritables raisons qui motivent le démarrage du processus électoral. « Sans un assainissement préalable du climat politique, les prochaines élections ne feront à n’en point douter, qu’exacerber les vives tensions qui déchirent la société togolaise déjà au bord de l’explosion sociale. Dans une société en crise, les élections n’interviennent qu’au terme d’un processus de résolution des facteurs ayant conduit à la rupture du contrat social », conseille-t-il.
 
En guise de réponse à tous ces problèmes auxquels, selon lui, les Togolais sont confrontés, Agbéyomé Kodjo conseille l’action. « Élevons la voix pour éviter d’avoir à lever les mains, qui doivent préférablement être tendues pour aider et soutenir. Jamais plus de silence ! Jamais plus d’incantations stériles ! C’est maintenant le temps de l’action résolue ! Des genoux pour se lever, jamais pour se courber, s’humilier et se soumettre ! Il est temps de passer de la culture de violence et d’imposition qu’incarne le régime actuel, à la vertu de la culture de dialogue et de conciliation, afin d’être tous ensemble des artisans de la paix et de la solidarité, au creux de notre comportement quotidien, sur la Terre de nos Aïeux.
 
« Nous devons prendre conscience des horreurs, des souffrances, des morts et des enfants assassinés, dont est comptable le pouvoir en place. Nous devons aussi retenir utilement que chaque être humain est unique et précieux. Ce qui hélas est loin d’être le cas au Togo, où il est malmené, détruit et déshumanisé par la violence politique et le cynisme ! », soutient Agbéyomé Kodjo dans ce message qui conclut en demandant au « régime en place » de mettre « l’homme au cœur de son action et comprendre les aspirations profondes des citoyens togolais ». « À Faure Gnassingbé je dirai qu’il lui appartient de faire le choix du discernement et de la sagesse, de comprendre l’évolution du monde dans lequel le Togo est acteur et partie prenante, de rechercher et mettre en œuvre les outils de l’apaisement politique et social, ou rentrer dans l’histoire par une porte dérobée », écrit l’ancien candidat au fauteuil présidentiel.
 
afreepress
 
 

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