CENI : Les forces démocratiques refusent de cautionner cette «  »aventure funeste » » du régime de Faure Gnassingbé

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Recomposition de la CENI dans un contexte conflictuel sur la Constitution togolaise : Les forces démocratiques refusent de cautionner cette «  »aventure funeste » » du régime de Faure Gnassingbé
 
Si individuellement certaines formations politiques de l’opposition togolaise qui réclament un retour à la Constitution de 1992 ont déjà opposé une fin de non recevoir au processus de recomposition de la CENI ouvert depuis quelques jours par le président de l’Assemblée nationale Dama Dramani, il en vallait la peine que les regroupements dont ils sont membres et la large force coalisée à l’avant-garde de la nouvelle lutte, à savoir CAP 2015-G6-PNP-Santé du Peuple-CAR donne sa position. C’est désormais chose faite depuis hier soir.
 
Par une déclaration rendue publique et dont notre rédaction a reçu copie, cette large coalition de partis de l’opposition togolaise indique que, «  »par courrier en date du 22 septembre 2017 et diffusé par communiqué sur les médias, le Président de l’Assemblée Nationale a invité les partis de l’opposition parlementaire et extraparlementaire à proposer des noms de personnalités pour composer la CENI » ». Une invitation que les leaders de ce regroupement de l’opposition au régime de Lomé «  »considère que cette initiative relève de la provocation. Elle constate que, par cet acte, le pouvoir semble ne pas prendre la mesure des événements en cours dans notre pays » ».
 
De l’avis de Jean-Pierre Fabre et ses collégues, «  »l’attitude actuelle du régime relève plus d’une fuite en avant qu’autre chose » » et donc, «  »la coalition des forces démocratiques ne sauraient accompagner ce pouvoir dans cette aventure funeste » ». Elles veulent dès lors appeler le «  »régime RPT/UNIR à se ressaisir en accédant aux aspirations du peuple togolais » ».
 
Ces aspirations d’après cette déclaration de la coalition se résument en quatre points à savoir : «  »le retour à la Constitution de 1992 dans sa version originelle » », «  »la réforme du cadre électoral avec le vote des togolais de l’étranger » », «  »le déverrouillage des institutions de la République » » et enfin, «  »la libération des prisonniers politiques notamment ceux détenus depuis les manifestations du 19 août 2017″ ».
 
Si les 14 partis de la nouvelle coalition des forces démocratiques se demandent ce que veut au juste le régime de Lomé, en engageant la recomposition de la CENI au moment même où, quelques mois le gouvernement, lui-même, a engagé avec toute la classe politique des discussions pour la réforme de la CENI et aussi pendant que le Secrétaire Général des Nations Unies appelle à des discussions pour donner au peuple ce qu’il veut, ils ont toutefois pris sur eux de rappeler que «  »la CENI est un organe essentiel du cadre électoral qui doit tirer sa force de la constitution qui est l’objet du grand débat politique en cours dans le pays » » et enfin, «  »que le bulletin de vote a perdu son sens au Togo, du fait de la composition inique de la CENI et de son instrumentalisation pour perpétrer des coups de force électoraux » ».
 
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