Comité de suivi de la CEDEAO : Me Yawovi Agboyibo très amer, dénonce un « marché de dupe »

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Le président national du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), Me Yawovi Agboyibo ne décolère pas après les travaux du comité de suivi de la feuille de route de la CEDEAO, tenus du 10 au 11 septembre dernier à l’Hôtel 2 Février à Lomé.

Interrogé mardi à la fin des travaux de ce comité présidé par Jean-Claude Kassi Brou, l’ancien Premier ministre n’a pas manqué d’exprimer sa colère du fait que le comité n’ait pas pu trouver une solution à la question de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). « Leur passage aurait eu un sens s’ils étaient arrivés à régler cette question. Mais il se trouve qu’ils ne s’y sont même pas intéressés. Pour preuve alors qu’ils ouvraient la réunion du comité à Lomé, le même jour la CENI était en train de démarrer une nouvelle étape qui est la formation des opérateurs de saisie et ils ne s’en sont même pas préoccupés. C’est grave », s’est indigné le président du CAR.

La déception de Me Yawovi Agboyibo est d’autant plus grande que ses partenaires de la coalition des 14 partis de l’opposition n’ont pas suivi la stratégie mise en place pour manifester le mécontentement de l’opposition vis-à-vis de ce qui est fait. « J’ai été très déçu par ce qui s’est passé. Ce à quoi on s’attendait, c’est que cette rencontre soit un moment de résolution de ce problème (de la CENI) et c’est avec amertume que j’ai suivi ce qui a été qualifié de relevé de conclusion. Il faut que nous-mêmes au niveau de l’opposition, nous sachions ce que nous voulons et que nous puissions le démontrer à travers nos actes. J’ai l’impression qu’on est dans un marché de dupe », a-t-il dénoncé indiquant que la coalition avait convenu de claquer la porte des discussions avant la fin des travaux pour démontrer aux yeux de l’opinion nationale et du monde entier qu’elle n’est pas contente. Mais cette démarche n’a pas été suivie par ceux qui sont à la tête de ce regroupement, se désole-t-il.

Le schéma du comité de suivi de la CEDAO, a-t-il avancé, c’est de laisser les choses avancer au niveau de la CENI et réparer ce qui n’a pas été bien fait. « C’est nous prendre pour des bambins. Le schéma c’est de laisser faire la CENI et lorsque les experts seraient là, ils vont tout vérifier », a-t-il ajouté conseillant au passage, à l’opposition de changer de posture.

A.Y.
 
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