Communiqué de la CDPA relatif aux 10 ans de l’ACCORD POLITIQUE GLOBAL


 
 

L’oppression se nourrit du silence et de l’inaction !

 
20 août 2006, 20 août 2016 ! Il y a dix ans, les acteurs politiques et la société civile ont signé l’Accord politique global (APG), pour ramener le calme dans notre pays et réapprendre à vivre ensemble après les massacres inqualifiables perpétrés pour installer Faure Gnassingbé au pouvoir suite au décès de son père, feu Eyadéma.
En signant l’APG après de laborieuses négociations, l’opposition a fait des concessions importantes. En contrepartie, le régime en place depuis 1967 devait procéder aux réformes prévues par l’accord.
 
Brigitte-Adjamagbo-johnson_05sep2015


La CDPA constate dix ans après avoir apposé sa signature sous l’APG, que la minorité Rpt-Unir qui a confisqué le pouvoir d’Etat, s’est assise sur nos ressources financières et minières et gouverne notre pays avec l’appui de certains éléments des forces armées, ne veut pas respecter ses engagements. Bien au contraire, elle fait tout pour s’éterniser au pouvoir, y compris en instrumentalisant les dispositions de l’APG.
 
A l’opposition togolaise on peut reprocher d’éventuelles erreurs dans le processus de mise œuvre de l’APG, mais pas le manque de volonté politique de respecter les engagements contractés. Elle a fait tout ce qui est politiquement acceptable, mais se heurte systématiquement à la mauvaise foi du régime avec à sa tête le chef de l’Etat, principal comptable de la mise en œuvre de l’APG.
 
Il est inacceptable qu’une poignée d’individus conduisent notre pays à l’abîme en voulant confisquer coûte que coûte le pouvoir d’Etat. Légitimer ce pouvoir, même en organisant des conférences internationales dispendieuses, devient finalement le seul souci du régime, ceci au détriment de la recherche du bonheur des togolais.
Voilà pourquoi la CDPA lance encore une fois un appel solennel au Chef de l’Etat : faites les réformes, il n’est pas trop tard pour rentrer dans l’histoire par la grande porte, faites les avant qu’il ne soit trop tard.
La CDPA est convaincue que le pouvoir appartient au peuple et l’exhorte à ne pas l’aliéner. Elle l’exhorte en conséquence à se tenir prêt pour obtenir que ses aspirations profondes soient prises en compte.
Peuple togolais, il fait jour ! Prends ton destin en main !
 
L’oppression se nourrit du silence et de l’inaction ! Togolais et togolaises debout, le temps d’exercer notre droit d’indignation légitime face à un pouvoir cinquantenaire est venu. Ensemble, construisons la démocratie au Togo !
 
Fait à Lomé, 20 août 2016
La Secrétaire Générale,
signé
Brigitte Kafui ADJAMAGBO JOHNSON

 
lomévi (www.togoactualite.com)