Conférence de presse du CST : le pouvoir de Faure Gnassingbé n’a qu’un but, procéder à l’arrestation et à l’incarcération illégales des responsables et des membres des entités du CST pour ainsi décapiter le Collectif

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DECLARATION LIMINAIRE

 
Bientôt deux mois que les grands marchés de Kara et de Lomé ont brûlé.
 
Bientôt deux mois qu’une enquête judiciaire viciée, téléguidée et malhonnête est ouverte pour dit-on déterminer les causes et les auteurs de ces incendies.
 
Bientôt deux mois que le pouvoir en place tente d’imputer la responsabilité de ces incendies au Collectif « SAUVONS LE TOGO » malgré les interrogations légitimes de l’opinion nationale et internationale quant aux circonstances floues et suspectes qui entourent la survenue de ces drames, le pouvoir de Faure Gnassingbé n’a qu’un but, procéder à l’arrestation et à l’incarcération illégales des responsables et des membres des entités du CST pour ainsi décapiter le Collectif et ceci en dépit des nombreuses incohérences pourtant flagrantes pour toute personne sensée, dans la manière dont l’enquête est menée. Le juge d’instruction continue sans état d’âme d’inculper sans la moindre preuve des citoyens innocents.
 
Le Collectif « SAUVONS LE TOGO » reste convaincu que le pouvoir cherche par tous les moyens à l’anéantir. Pour preuve, la gendarmerie est allée kidnapper chez lui à 5 heures du matin, le trésorier du Collectif, monsieur Tchakoura BODE, membre du parti PSR le samedi 23 février 2013. Et comme cela ne suffisait pas, malgré les auditions de Me Zeus AJAVON, Me Jil-Benoît AFANGBEDJI, Me Raphaël KPANDE-ADJARE à la gendarmerie et devant le juge d’instruction et les perquisitions de leur domicile qui n’ont rien donné, ces trois avocats ont été inculpés pour avoir adhéré à une association de malfaiteurs ayant préparé et commis les incendies des marchés de Kara et de Lomé. Suite à cette inculpation, ils ont été interdits de sortir du territoire sans informer le doyen des juges d’instruction et de parler du fond de l’affaire des incendies, une véritable absurdité dans un pays qui se veut de droit.
 
Le Collectif « SAUVONS LE TOGO » devant toutes ces aberrations juridiques se voit conforter dans sa demande d’une enquête internationale indépendante pour identifier les vrais auteurs de ces incendies. La reprise dans une atmosphère judiciaire plus appropriée de toute la procédure s’impose.
 
Le Collectif « SAUVONS LE TOGO » exige de nouveau la relaxe pure et simple de tous ceux qui sont interpelés dans cette affaire et se félicite de la libération de monsieur AGBEYOME Kodjo, président de la formation politique OBUTS, détenu durant quarante (40) jours dans les geôles de la gendarmerie, où ces conditions de détention ne répondent en rien au principe du droit international comme l’a affirmé d’ailleurs Amnesty International dans sa déclaration, confirmant de ce fait que malgré les professions de foi du pouvoir togolais à respecter la dignité humaine et la convention contre la torture à laquelle il est parti, ce dernier continue de plus belle à violer ces principes, de même que le non respect des droits de l’homme les plus élémentaires qui restent un mode de gouvernance au Togo.
 
Le Collectif « SAUVONS LE TOGO », condamne cette pratique abjecte et vile et se réserve le droit de poursuivre devant les juridictions nationales et internationales les auteurs de ces traitements cruels inhumains ou dégradants qui continuent par prévaloir dans les centres de détention.
 
Le Collectif « SAUVONS LE TOGO » salue la position rendue publique par le Parti socialiste, le Parti de gauche, les Verts français, le SPD allemand et l’association SURVIE, et se félicite des recommandations formulées par l’Union Européenne.
 
 

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