Convaincre la Communauté internationale de sa victoire à la Présidentielle: Exercice difficile pour Fabre et sa suite


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Muet comme une carpe depuis la proclamation des résultats de la présidentielle du 25 avril dernier, le candidat malheureux à l’élection, Jean Pierre Fabre, s’est invité cette semaine en Europe pour dit-on prendre langue avec certains responsables politiques de ce continent. Au menu des discussions, apporter les preuves qui remettent en cause le processus électoral et qui le donnent vainqueur de l’élection. Cette pérégrination fortuite du président de l’Alliance Nationale pour la Changement (ANC) vers l’hexagone cache mal le manque de stratégie et l’honnêteté politique dont fait montre Jean-Pierre Fabre et CAP2015 depuis leur débâcle électorale le 25 avril dernier.
 
Au lendemain de la proclamation des résultats de la présidentielle, le candidat de ce regroupement de partis politiques Combat pour l’Alternance Pacifique en 2015 (CAP2015) a rejeté catégoriquement les résultats officiels proclamés par la CENI et validés par la Cour Constitutionnelle donnant vainqueur le président sortant, Faure Gnassingbé, à plus de 58,77% et s’est autoproclamé président tout en écartant les résultats de seize (16) Commissions Electorales Locales Indépendantes (CELI). Jean-Pierre Fabre avançait comme principale preuve des irrégularités constatées dans les procès-verbaux. Même si cela pourrait être vérifié, M. Fabre n’a jamais apporté aux yeux de l’opinion nationale et du moins pour les 52 % des électeurs de son imagination, les preuves de ses allégations.
 
Selon des observateurs, le processus électoral du 25 avril dernier s’est déroulé dans une transparence et équité dont les résultats ont été salués à l’unanimité par la communauté internationale devant qui Jean-Pierre Fabre s’est présenté. Cette même communauté internationale qui avait accompagné et suivi de bout en bout le processus électoral. Cet aspect de transparence a été la preuve des nombreux télégrammes de félicitation reçus par le vainqueur de l’élection, le président sortant Faure Gnassingbé de même que les interventions des ambassadeurs accrédités au Togo qui pour la plupart n’ont pas été du goût des partisans de Jean-Pierre Fabre. L’intervention qui fit déborder le vase fut l’intervention de l’ancien ambassadeur d’Allemagne au Togo, Volker Berresheim qui voyait le Togo devenir un modèle pour la démocratie africaine.
 
Cette situation à laquelle fait face Jean-Pierre Fabre et ses partisans a été entretenue par eux-mêmes. On se rappelle que quelques mois avant l’élection présidentielle du 25 avril dernier, les partis politiques de l’opposition ont crié tambours battants que sans réformes, il n’y aura pas d’élection. En ce moment, le Collectif Sauvons le Togo (CST) et la Coalition Arc-en-ciel, deux regroupements de partis politiques, se sont rendus auprès de cette même Communauté internationale, dont l’on a décrié dans les premières heures l’appréciation du processus électoral, pour quémander son soutien. Mais à la dernière minute, la barque a chaviré. Jean-Pierre Fabre et sa clique, on ne sait quelle mouche les a piqué, se sont décidés à participer à cette élection sans les réformes.
 
Et comme le dit-on souvent, dans les mêmes conditions de température et de pression, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Jean-Pierre Fabre est allé à l’élection accompagné de certains partis politiques qui profitent de l’ombre de son parti pour continuer à exister politiquement et a payé cache. Cet entêtement de Jean-Pierre Fabre à participer à cette élection sans les réformes a même créée une grande scission au sein de l’opposition.
 
Eclatés en deux camps, les ’’participationnistes’’ qui se résumaient à Jean-Pierre Fabre et ses soutiens de CAP 2015, Gerry Taama (NET), Tchassona Traoré (MCD) et Aimé Gogué (ADDI) qui, faut-il le rappeler, ont eu des difficultés à se partager 40 % des voies. De l’autre coté, les partisans du boycott restés dans la dynamique sans les réformes, pas d’élection qui sont entre autres, le Comité d’Action pour la Renouveau (CAR), le Parti des Togolais, les Organisations de défenses des Droits de l’Homme (ODDH), autrefois compagnons de lutte de Jean-Pierre Fabre. Cela n’a daigné inquiéter ce transfuge de l’Union des forces du Changement (UFC). Jean-Pierre Fabre ne doit aujourd’hui s’en prendre qu’à lui même. Parti pour une nouvelle balade en Europe au dos des pauvres militants qui végètent dans une misère indicible, Jean-Pierre Fabre qui politiquement aura du mal à se relever de cette chute à la présidentielle dernière, ne constitue à l’heure actuelle qu’un opposant difficilement ’’cernable’’ par la communauté nationale et internationale. Et déjà ses acolytes annoncent des déballages dès son retour. De quel déballage parle-t-on ? Ce que les Togolais ont vécu après la proclamation des résultats ? Généralement après chaque élection au Togo, on voit comment l’opposition s’agite pour contester la victoire du parti au pouvoir. Cette fois-ci, le comportement de Jean-Pierre Fabre prête à confusion et donne l’impression de quelqu’un qui aurait perçu des cadeaux auprès du pouvoir. L’arrivée des présidents John Mahama du Ghana et de son homologue Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire en cache quelque chose. Aujourd’hui, les Togolais ne demeurent plus dans cette ignorance que les partis de l’opposition ont su exploiter 25 années durant. Jean-Pierre Fabre et son parti doivent savoir que les Togolais n’ont plus besoin d’un politicien bluffeur mais d’un président qui a des initiatives pour développer son pays. Désormais le seul défi qui s’impose, c’est améliorer le quotidien des Togolais. Jean-Pierre Fabre doit le comprendre et cesser ses âneries qui ne l’amèneront nulle part.
 
source : Charles D. (Télégramme 228)
 

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