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Coopec Solidarité / Fucec Togo : Wahab Apoudjak débouté, Mony Legba confirmé PCA

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Le marathon judiciaire voulu par Wahab Apoudjak a été de courte durée. L’ordonnance obtenue de le réhabiliter provisoirement à la tête du Conseil d’administration de la COOPEC Solidarité a été attaquée et remise en cause par la partie adverse. C’est donc Legba Mony Gabriel, élu lors de l’assemblée générale qui est confirmé par le tribunal de Lomé dans ses fonctions de Président du Conseil d’Administration de la COOPEC Solidarité, lui et son bureau. Le droit a été dit, à moins de nouveaux rebondissements pouvant encore venir du PCA sortant.

Depuis la tenue de l’assemblée générale ordinaire qui a permis de mettre en place les nouvelles instances de la COOPEC Solidarité, le nouveau Conseil d’administration a pris fonction, mais avec un caillou dans la chaussure : le PCA sortant Wahab Apoudjak qui refuse d’accepter les résultats qui le font perdant de l’élection.

L’homme, après avoir participé de bout en bout à l’assemblée générale et à l’élection qu’il a perdu fait volte face et parle d’irrégularités. Il a donc saisi pour la cause le Tribunal de Lomé pour exposer les motifs pour lesquels il veut rester accrocher à son poste : Pour lui, ni les travaux préparatifs, ni le déroulement du scrutin n’ont été transparentes.

Il corrobore son argumentation que les modalités du scrutin ont été entachées d’irrégularités de même que les régissant le scrutin en la matière. Pour lui, les termes de l’article 19 alinéas 8 du règlement intérieur disposant du recours au recomptage des voix par 25% des électeurs ont été violés. Ainsi donc, il n’a pu jouir de ce droit de recomptage des voix.

Ces arguments ont permis au sieur Wahab Apoudjak d’obtenir une ordonnance le 12 juin de sursis provisoire à l’exécution des résultats sortis des urnes à l’occasion de l’assemblée générale ordinaire de la COOPEC Solidarité.

Plus loin, il obtient la continuité des anciens organes dont il est le premier responsable de leur mission en attendant l’aboutissement de la procédure de fond. Hourrah ! Ce fut une victoire de l’ancien PCA qui pensait avoir remporté la victoire contre une assemblée générale de plus de 5000 adhérents à la COOPEC Solidarité.

Le nouveau conseil d’administration a à son tour fait appel à cette ordonnance et attaquant les arguments avancés par le groupe Apoudjak pour se donner raison.

Des arguments jugés de mensongers et truffés de contre vérités selon les avocats de la partie adverse.

Pour elle, aucune irrégularité n’a entaché le scrutin.

C’est d’ailleurs curieux selon la défense qu’un Président sortant prépare à ses soins une assemblée générale avec une élection, devant qui la commission de vote a été mise en place dans les conditions habituelles à l’AGE de la COOPEC, suivie du déroulement du scrutin sans contestation, un Président qui a été candidat, battu campagne en bonne et due forme revienne remettre en cause le scrutin.

Pour la partie adverse il s’agit d’une attitude de mauvais perdant qui veut tout simplement s’accrocher à son poste.

Le deuxième argument qui éclabousse le sieur Wahab Apoudjak est qu’avec des images et vidéos témoins du déroulement du scrutin, il lui a été accordé conformément aux statuts le recomptage des bulletins, à deux reprises. Les résultats n’ont pas changé. Il a été battu naturellement avec la même unique voix.

Il a assisté à la mise en place du nouveau bureau en proclament d’ailleurs que c’est sur l’ancienne corde que se tisse la nouvelle, ouvrant la volonté d’une transition et d’une passation de service entre son équipe et la nouvelle avant, curieusement de se rétracter.

Troisième argument qui le confond est la lecture des statuts de la Coopérative sur les élections.

Monsieur Apoudjak est arrivé à terme de son mandat de trois ans. C’est absolu. Après les rapports divers, il remi officiellement sa démission et à partir de ce moment il perd tous ses titres, fonctions et privilèges liés au PCA de la COOPEC Solidarité.

Il s’est donc présenté à nouveau en tant que simple membre qui postule à un poste, sans aucun autre lien avec son titre précédent.

Il perd de facto son autorité et ne doit dont plus agir avec influence sur les instances de la COOPEC. C’est absolu. Ce qui revient donc à dire en français facile de droit qu’il ne plus être reconduit en cas de contestation ou d’irrégularités du vote si c’est le cas échéant.

Il s’agira plutôt de trouver une autre formule de gestion administrative en cas de crise en attendant de trouver une solution définitive. Cela s’appelle administration provisoire. C’est à ce niveau que la justice a fauté en se hâtant de prendre une ordonnance de remise en selle d’un conseil dont l’assemblée a obtenu sa démission de fin de mandat.

Heureusement, la requête du nouveau conseil élu a été prise en compte. Le tribunal s’est rétracté et a autorisé l’équipe Legba Mony à assigner à bref délai le sieur Apoudjak Wahab étant donné que la demande des membres du nouveau conseil est fondée et justifiée.

Cette assignation a donc abouti à la décision du tribunal du 17 juin 2019 contre le sieur Wahab Apoudjak qui a tout simplement distrait les membres de la COOPEC Solidarité, ainsi que la justice dans son obsession de se maintenir au poste de Président du Conseil d’Administration.

Pire, la démarche du sieur Wahab, loin d’obtenir l’adhésion de son vice Président et de son secrétaire général qui ont été aussi battus à cette élection, est solitaire et personnel.

Ceux-ci ont accepté leur défaite et ont félicité le nouveau bureau en décidant de se mettre à leur disposition pour tout collaboration ultérieure.

La rétractation de la justice devant cette affaire pour dire le droit en faveur de la majorité de l’assemblée générale de la Coopec est appréciée par des milliers de membres de cette institution de microfinance, du moins ceux que nous avons pu approcher.

Pour eux, le tribunal de Lomé n’est pas tombé dans le piège de distraction du sieur Apoudjak à refuser de quitter la tête de la COOPEC Solidarité. Si cette volonté avait été assouvie, elle mettait dangereusement en péril l’une des plus importantes institutions de microfinance du Togo.

Justement, depuis un moment, FUCEC Togo connait des difficultés de gestion et de gouvernance. Les patrimoines sont galvaudés, la construction du nouveau siège a déjà englouti sous terres des milliards de Francs CFA, les scandales sexuels sont dénoncés sur les réseaux sociaux, le personnel se plaint pour les avantages et privilèges bref, la boîte s’effondre.

C’est donc un nouveau défi pour le nouveau conseil d’administration composée du Président LEGBA MONY Gabriel, Dekpe Ami Dzidula et AYEGNON Koffi Edem de relever le niveau de l’institution afin de lui éviter une chute fatale.

La promptitude du juge KUTUHUN et la vigilance du tribunal de se raviser du marathon suicidaire dans lequel un seul individu a voulu engager une institution qui emploi et sert des milliers de personnes sont appréciées par des observateurs et experts en économie et finances. Les adhérents sont encore plus satisfaits de ce dénouement, à moins que le sieur Apoudjak ne sorte un autre numéro qui pourrait ralentir le fonctionnement de la COOPEC Solidarité.

Les parties que nous avons approchées, dont le sieur Apoudjak et à qui nous avons demandé à réagir en ce qui les concerne sur l’affaire ont jugé bon de s’en remettre au silence.

Nos investigations qui se poursuivent permettront d’exposer d’autres aspects de ce géant aux pieds d’argile, la FUCEC, minée par des problèmes de gestion et de gouvernance de tous ordres.

Car, après la signification de cette ordonnance qui le déboute, le sieur Apoudjak Wahab a comparu par devant la commission bancaire de l’UEMOA à Abidjan le 20 juin dernier encore aux frais de la COOPEC Solidarité.

Là encore l’homme est épinglé lors de l’audition sur les manquements graves liés à sa gestion. Une autre paire de manche que l’Indépendant Express épluchera au nom de la lutte contre la corruption et la mauvaise gestion des biens publics pendant un mpandat jalonné de procès inutiles avec l’assurance FUCEC et autres institutions.

En fac-similé les documents du tribunal liés à cette affaire.

Carlos Ketohou

Source : L’Indépendant Express

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