Covid-19- Pourquoi ce relâchement au Togo?/ Une prise de conscience s’impose L’Etat ne peut pas faire le gendarme derrière chaque citoyen

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La situation sur la pandémie au coronavirus au Togo, n’est pas reluisante. A la date du 17 mai 2020, 3 nouveaux cas viennent rallonger la liste des personnes testées positives portant ainsi le nombre total à 301. Cette augmentation vertigineuse des cas confirmés, s’enregistre au moment où le gouvernement croyait avoir maitrisé la pandémie. En dehors des raisons dues au déconfinement dans des pays frères et frontaliers, on assiste au Togo à un relâchement par rapport à l’application des mesures barrières. D’où la nécessité d’une prise de conscience accrue des populations, entendu que le gouvernement ne saurait jouer au gendarme derrière chaque citoyen.

A la date du 17 mai 2020, des 103 personnes testées, 3 sont positives portant le nombre total de cas positifs à 301. Ces 3 personnes dont l’âge varie entre 4 et 28 ans ont été dépistées parmi les voyageurs et se répartissent comme suit : · 1 fillette à Pagouda dans le district de la Binah ; · 1 femme et 1 homme à Niamtougou dans le district de Doufelgou. Cinq (05) nouveaux guéris ont été enregistrés portant à 104 le nombre total de patients guéris de COVID-19. Le nombre de décès reste inchangé à 11. Le nombre de cas actifs est de 186. Un total de 12613 tests de laboratoire, a été effectuée sur toute l’étendue du territoire national. Comme on le voit, la propagation vertigineuse de la pandémie au Togo ces derniers jours, ne souffre d’aucun commentaire. A l’origine de cette situation, le déconfinement décrété dans les pays voisins comme le Ghana et le Burkina Faso.

Les Togolais, de passage dans ces pays et qui avaient été obligés d’y séjourner plus de temps que prévu, du fait du confinement, ont essayé de rejoindre le bercail sans savoir pour certains d’entre eux, qu’ils sont porteurs du virus. Au-delà de ces cas, il est donné de constater un relâchement au quotidien, au niveau des populations, de l’observation des mesures barrières édictées par le gouvernement pour la limitation de la propagation du virus. Le port de masque est devenu du jour au lendemain, un luxe. Ceux qui daignent le porter, le font à leur guise. Il y a en a qui le rabaissent au menton alors que d’autres le descendent en dessous du nez. La majorité ne croit pas devoir le porter. Tout se passe comme si le Togo ne fait pas partie des pays affectés par le virus. Dans les quartiers, des jeunes gens se livrent à des sports de masse sans port de masque et observation de la distanciation spatiale et sociale. L’application du lavage de mains est réduite à sa plus simple expression. On ne se croirait pas dans un pays lourdement affecté par la pandémie. Plus grave, aucune mesure de rétorsion n’est prise en vue de la gestion des contrevenants aux mesures barrières. Quant au gouvernement qui se bat comme un beau diable face à la pandémie, il fait sa part. Il ne peut tout de même pas faire le travail des citoyens à leur place. Moins encore faire le gendarme derrière chaque citoyen. Il n’y a pas longtemps, se basant sur le faible taux de propagation du virus, enregistré sur plusieurs semaines, le gouvernement a décidé de la restriction du couvre-feu sanitaire ramené désormais 21 et 05 h du matin. Dans le communiqué du gouvernement en date du 9 mai 2020, il est indiqué : « Sur la base des résultats de l’étude é épidémiologique réalisée dans le Grand Lomé du 23 avril au 08 mai 2020 par le Conseil scientifique, étude qui a consisté en un dépistage systématique des populations les plus exposées à la maladie, il ressort une stabilisation de la propagation de la pandémie dans le Grand Lomé.

1 COMMENTAIRE

  1. Quels est le rôle des maires ,des chefs de village et de quartier dans ce combat ?Les CDQ,ou les comités de gestion de quartier peuvent être largement mis à contribution mais apparemment ils ne font rien ou personne ne leur demande de faire quelque chose.On se croirait au Togo sur une planète où le covid-19 n’existe pas.Des enterrements qui drainent des foules continuent d’être organisés dans le quartier de Bè sans que personne ne craigne ni Covid-19 ,ni autorités.Les jeunes gens s’attroupent toujours pour jouer au football dans les quartiers, et dans les rues ,les gens ne semblent pas être concernés par le port du masque.Je me demande si le port du masque est rendu obligatoire dans notre pays comme c’est le cas ailleurs.Il faut que la force publique accompagne les sensibilisations des masses pour que ces dernières portent du fruit sinon ceux qui ne font aucun cas de leur vie vont continuer d’étendre la contamination partout.Pourquoi on ne les fait pas balayer la voie publique comme cela semble être le cas au Madagascar?C’est choquant que certains ont fait le choix de vivre alors que d’autres qui ont choisi de mourir apportent la mort à toute la nation.Nous sommes habitués à la force publique et sans elle les gens n’agissent jamais en responsables.C’est comme le port du casque.On a dû obliger les gens à porter leurs casques sinon ils ne comprenaient pas pourquoi on leur cherchait du bien en leur demandant de porter leurs casques.

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