Danse traditionn​elle Kamou : La 5è édition placée sous le signe de la « réconciliation » ce dimanche à Kpalimé

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Les ressortissantes de la communauté Kabyè (nord) résidentes dans la préfecture de Kloto, regroupées au sein de l’association Femme Démocrate pour la Réconciliation (FDR), ont exprimé ce dimanche à Kpalimé (environ 120 km au nord de Lomé), leur joie à travers la danse Kamou, réjouissance placée sous le signe de la « réconciliation », a constaté le correspondant de l’Agence Savoir News.

 

C’est la grande Cour de l’Ecole primaire publique Centrale qui a servi de cadre à cette manifestation culturelle à laquelle ont également pris part des cadres de l’administration publique et privée du Togo.

 

Kamou est une danse traditionnelle typiquement kabyè. Elle est souvent organisée courant décembre de chaque année, après les récoltes des céréales.

 

Initialement prévue pour se tenir le 13 janvier (journée autrefois jour fériée, chômée et payée), la danse n’a finalement eu lieu que ce dimanche après midi. Jeunes, adolescents et adultes munis de tam-tam, bâton, gourdin, arc, flèches, carquois, éventails, castagnettes etc… ont pris d’assaut la cour de l’EPP Centrale pour esquisser des pas de cette danse qui fait bouger tout le corps.

 

Les fans et sympathisants de Kamou et une foule nombreuse ont également assisté à cette réjouissance.

 

Les danseurs – pour la plupart habillés en traditionnelle – avec des déguisements et des masques de tout genre, ont démontré durant 4 heures d’horloge, leur savoir-faire en matière de Kamou.

 

Pour Akua Didokyé, présidente de l’Association Femme Démocrate pour la Réconciliation/Kloto, la danse Kamou est un moment de retrouvailles où les fils et filles du nord se rassemblent pour exprimer leur joie.

 

« Nous avons organisé cette manifestation pour permettre surtout aux femmes de l’association FDR de Kloto de se retrouver et de se réjouir. A travers cette danse, nous voulons également montrer à nos enfants et petits enfants l’importance et les valeurs de la culture kabyè », a-t-elle souligné.

 

« Au cours de la danse tout le monde manifeste sa joie à sa manière et démontre ce qu’il connaît en Kamou. Nous avons placé cette 5è édition sous le signe de la réconciliation nationale, prônée actuellement par le chef de l’Etat. Aujourd’hui nous avons compris que nous devons nous unir et surtout, nous pardonner mutuellement », a ajouté Mme Didokyé. FIN

 

En Photo : Des jeunes esquissant des pas de la danse Kamou le 19 janvier 2014 à Kpalimé

 

De Kpalimé, Maestro Mensah ASSOGBAGUE

 

Savoir News

 

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