Décès du Col Madjoulba: l’USYMAT rappelle le gouvernement à l’ordre

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Le décès du premier patron du BIR fait toujours réagir. La derniere reaction en date est celle de l’Union National des Magistrats du Togo. Nous vous proposons l’intégralité de sa declaration. Lecture…

DECLARATION DE L’UNION SYNDICALE DES MAGISTRATS DU TOGO (USYMAT)

Suite au décès du Colonel Bitala MADJOULBA, ex Commandant du 1er BIR dans des circonstances non encore élucidées, des manifestations ont été organisées dans la ville de Niamtougou par les populations pour est-il dit, exprimer leur colère, réclamer la dépouille mortelle et la vérité. C’est ainsi que dans la journée du 11 mai 2020, des manifestants ont pris pour cible le Tribunal de première instance de troisième classe de Niamtougou et la résidence du président du Tribunal, occasionnant d’importants dégâts matériels et des blessés dont un proche du président de ladite juridiction.

Face à cette situation qui semble constituer entre autre, la mise à exécution des menaces d’attaques proférées contre les magistrats et diffusées sur les réseaux sociaux au lendemain de la proclamation définitive des résultats des élections présidentielles, l’Union Syndicale des Magistrats du Togo (USYMAT) exprime sa profonde indignation contre ces actes de vandalisme et de violence qu’elle condamne fermement. Elle exprime son soutien au président du Tribunal de Niamtougou et souhaite un bon rétablissement aux blessés.

L’Union Syndicale des Magistrats du Togo interpelle le gouvernement sur l’impérieux devoir de l’Etat découlant des dispositions de l’article 2-5 du statut universel du juge du 17 novembre 1999, de prendre des mesures pour assurer la sécurité physique des magistrats, de leurs familles ainsi que des palais de justice.

L’USYMAT tient également à rappeler que le droit de manifester est un droit fondamental qui doit s’exercer de façon pacifique dans le strict respect des personnes et des biens publics et privés. Elle appelle en conséquence les populations au calme et invite toute personne physique ou morale, qui se sentirait directement ou indirectement lésée par le décès du Colonel, au lieu d’user des voies de fait ou de s’attaquer aux innocents citoyens, à saisir régulièrement les juridictions répressives compétentes, selon les prescriptions du code de procédure pénale, afin de permettre à celles-ci de situer les responsabilités.

Fait à Lomé, le 16 mai 2020 SIGNE

le Président Adamou BEKETI, Avocat Général près la Cour suprême du Togo.

Par le Correcteur

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