vendredi 26 février 2021

Déclaration CRD-MK du 31 juillet 2015 / TOGO : Y-a-t-il péril imminent au sommet de l’Etat avec un chaos politique en perspective?


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DÉCLARATION CRD-MK DU 31 JUILLET 2015
TOGO : Y A-T-IL PÉRIL IMMINENT AU SOMMET DE L’ÉTAT AVEC UN CHAOS POLITIQUE EN PERSPECTIVE ?
 
1. Quid de l’élection présidentielle de tous les dangers !
 
Alors que Faure GNASSINGBÉ né le 06 juin 1966, a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle du 25 avril 2015 par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) avec 1,2 million de voix dans un pays de 7 millions d’habitants, et que l’immense majorité des Togolais s’est totalement résigné, le pouvoir semble se cacher pour exprimer sa victoire et déployer son programme de gouvernement baptisé « mandat social ».
 
Il est de notoriété publique que le pouvoir autoritaire en place depuis 48 ans et le Rassemblement du peuple Togolais – Union pour la République (RPT/UNIR) ont l’euphorie facile. Tout et rien les enchantent, les galvanisent. En témoigne la grande démonstration des fameuses réalisations de Faure GNASSINGBÉ : infrastructures routières et politique de grands travaux entrepris sans égard à l’orthodoxie financière recommandée – une véritable bombe à retardement- !
L’autre grand sujet de préoccupation des Togolais n’est rien d’autre que la mauvaise gouvernance malheureusement démontrée par le volume important des prêts non concessionnels accordés par la banque étatique et d’orientation de la politique chinoise, l’Exim Bank of China (EBC) pour le financement des grands chantiers d’infrastructures que réalisent de surcroît des firmes chinoises ! Ces prêts qui sont garantis, notamment par les recettes d’exportation futures du Togo risquent de rendre sa dette insoutenable avec un risque très élevé de surendettement au détriment des générations futures. C’est ainsi que pour des seuls motifs électoraux, – ambition d’être réélu en 2015 – Faure GNASSINGBÉ a multiplié les chantiers et donc les prêts suicidaires contractés auprès de l’Exim Bank of China et d’autres bailleurs de fonds peu scrupuleux conformément au leitmotiv de sa campagne présidentielle de 2015 : « Faure travaille fort pour l’avenir du pays et doit continuer ses bonnes œuvres » !
Pourquoi doit-il subitement s’effacer après sa « brillante réélection » alors que tout lui est acquis, l’Assemblée nationale y compris dans une République qui s’est présidentialisée à outrance après la réforme constitutionnelle de 2002 ?
 
Doit-on y déceler les signes d’une victoire au goût amer forçant le brave récipiendaire à faire profil bas, ou est-ce le signe d’une occultation convenue pour camoufler une certaine forme d’ingourvernabilité en lien avec  « la santé délicate  du Chef de l’État » ?
Ce qui est certain, c’est que des informations recoupées, vérifiées et confirmées par des sources diplomatiques sous-régionales ainsi que des services de contre-intelligence militaires indiquent que le Chef de l’État serait totalement en retrait ! Le pays serait géré selon les humeurs de quelques irréductibles du parti RPT/UNIR chapeautés par « le sorcier blanc, DEBBASCH » avec la bénédiction d’une partie de l’armée.
 
Les pays limitrophes craignent une escalade imminente de la violence qui pourrait à terme entrainer le déplacement de plusieurs centaines de milliers de Togolais sur leurs territoires.
Le Ghana et le Bénin, principaux pays de refuge en situation de crise au Togo, analysent de façon proactive les informations des services de renseignements, des services de contreintelligence et celles qui fuitent des chancelleries.
 
Alors que les rumeurs vont bon train et que « les prophéties » prédisent une deuxième vacance imminente en l’espace de dix ans au sommet de l’État après celle de 2005, Faure GNASSINGBÉ se contente de quelques apparitions furtives pour faire taire les rumeurs.
La posture de l’omerta déclinée par le pouvoir en place pour couvrir les récurrentes absences notoires du Chef de l’État, engage le CRD-MK en toute responsabilité à passer au révélateur des faits la situation actuelle du pays et ce qui pourrait advenir.
 
2. Le silence sépulcral de Faure GNASSINGBÉ après sa victoire, mystère ou révélateur d’une cynique orchestration ?
 
C’est une lapalissade d’affirmer que le pays est dirigé par procuration. Les présences de Faure GNASSINGBÉ sont devenues une curiosité et peuvent se compter sur les doigts d’une main :
– Le 04 juin 2015, une effroyable explosion dans une station-service à Accra fait plus d’une centaine de victimes. Faure GNASSINGBÉ prend son bâton de pèlerin et se rend à Accra auprès du Président ghanéen dans un admirable élan de solidarité.
– Puis, plus rien ou presque ! Le 23 juin 2015, entre les rumeurs et les déclarations confuses de la Présidence de République sur l’absence de Faure GNASSINGBÉ, celui-ci apparait le temps d’accorder deux audiences surmédiatisées comme s’il était nécessaire d’apporter la preuve que le Chef de l’État se portait comme un charme !
– Puis, bis repetita ! Faure GNASSINGBÉ disparait de nouveau ! Le premier ministre Selom KLASSOU nommé depuis le 5 juin 2015 a mis plus de trois semaines pour rendre public son gouvernement, le 28 juin 2015.
 
– Le premier conseil des ministres n’a été réuni que le 16 juillet 2015, veille du lancement de la lutte traditionnelle évala de la communauté Kabyè.
Au surplus, la cérémonie d’investiture devant réunir une belle palette de Chefs d’État, et prévue pour être célébrée avec faste, peine à voir le jour. De report en report, on ne doit pas s’étonner de voir la cérémonie purement et simplement annulée.
Pendant ce temps, le mandat social tant vanté aux électeurs lors de la campagne présidentielle peut attendre. On sait le front social bouillonnant : la santé et l’éducation nationale au premier plan, la crise de la fonction publique et du travail, ne sont en réalité
que des échantillons de l’immense défi que le gouvernement doit s’atteler à relever sans attendre !
 
La latitude que se donne le gouvernement est totalement inconcevable et ne peut que laisser coi !
La trame des faits démontre à suffisance un souci manifeste au sommet de l’État. En raison des responsabilités que sa fonction implique, les Togolais ont le droit à l’information sur la santé de leur Président de la République. Les sujets portant sur la santé du Chef de l’État ne sauraient donc être tabous ! Si le Chef de l’État peut encore gérer à sa guise les informations sur certaines maladies mineures, d’autres aux traitements curatifs très lourds ou impossibles sont invalidantes ; le Chef de l’État doit lutter pour sa survie, sa guérison, ce qui est difficilement compatible avec la gouvernance d’un pays ! Au Togo, plus qu’ailleurs, où l’histoire politique est tourmentée, le premier responsable doit avoir le souci de la sécurité et de la continuité de l’État en prenant en compte ce que son brusque retrait pourrait engendrer comme désastre.
 
Dans le contexte actuel, on ne peut que s’interroger et spéculer. Tellement les absences du Chef de l’État depuis le mois de juin 2015  sont remarquées. Surtout lors des sinistres survenus sur le plan national, notamment ceux de Tabligbo où plusieurs concitoyens ont péri dans l’explosion d’une citerne de la cimenterie Wacem et de Hahotoé avec une victime à la Société nationale des phosphates du Togo (SNPT) !
 
3. De l’imminence d’une vacance au sommet  de l’État en prélude au chaos généralisé ?
 
Le silence entretenu par le pouvoir en place sur les absences répétées de Faure GNASSINGBÉ  alimente de folles rumeurs au sujet de son état de santé!
Afin d’éviter une chaine de conséquences fâcheuses, la Présidence de la République a l’impérieux devoir de communiquer en responsabilité et en sagesse pour rassurer les Togolaises et les Togolais, les partenaires et la Communauté internationale.
 
En attendant, des plans les plus sordides sortent des laboratoires. Selon des informations des câbles diplomatiques relayées par des sources bien informées, les différents clans du RPT/UNIR fourbissent leurs armes dans la perspective d’une éventuelle incapacité de Faure GNASSINGBÉ à diriger le pays. Contrairement à l’idée reçue, le RPT/UNIR est un parti fissuré, fracturé pour être plus précis. Les clans vraisemblablement au nombre de trois risquent de s’affronter dans une guerre sans merci pour le contrôle du pays afin de conserver ce qu’ils considèrent comme un héritage !
 
De cette guerre fratricide où il risque de ne sortir aucun vainqueur, n’est-ce pas la tragédie centrafricaine qui pourrait se décliner au Togo avec une intervention militaire française sous mandat des Nations Unies pour mettre fin à la faillite totale de l’ordre public, l’absence de l’État de droit et aux tensions variées ?
 
Au moment où ces inquiétantes informations sont analysées avec le plus haut niveau de priorité par les pays limitrophes, les Togolais ne peuvent pas être tenus à l’écart de ce qui se trame dans les chaumières de la République pendant qu’une certaine « prophétie » mise à jour sur les réseaux sociaux et certaines presses en ligne rapportent subtilement avec beaucoup d’appréhensions et circonspections les mêmes informations.
 
4. De la nécessité d’éviter à tout prix les situations chaotiques !
 
Le Collectif de Résurgence de la Diaspora -Mouvement Kékéli (CRD-MK) mesure à son plus haut point la portée ainsi que l’importance de ces informations et somme donc le Gouvernement de FAURE GNASSINGBÉ d’y apporter les précisions claires et nettes pour rassurer le peuple.
Le CRD-MK rappelle opportunément sa Déclaration du 10 mai 2015 dans laquelle, il a vainement appelé à un consensus républicain structuré par une démarche politique centrée République, seule à même de rétablir la confiance entre toutes les filles et tous les fils du Togo tout entier et permettre par les réformes institutionnelles, constitutionnelles et électorales d’envergure,  un retour aux fondamentaux de la République !
 
Le CRD-MK lance avec gravité un vibrant appel à un sursaut patriotique en vue d’un consensus républicain, et exhorte tous les partis politiques, la société civile et tous les citoyens à adopter la position basse, à se surpasser afin que seul le Togo et son avenir soient au cœur des préoccupations.
 
Pour le CRD-MK, le véritable enjeu de l’heure demeure sans contredit les réformes institutionnelles, constitutionnelles et électorales pour redonner un sens à l’État de droit en vue du retour de la confiance, seule condition d’une véritable réconciliation nationale, indispensable pour le développement et la prospérité partagée pour tous !
 
A ce titre, Faure GNASSINGBÉ, garant de la continuité de l’État, doit pouvoir sortir de son mutisme pour non seulement rassurer et balayer de revers de la main ces folles rumeurs, mais encore agir en responsabilité et en sagesse pour ouvrir véritablement le chantier des réformes politiques par la désignation sans délai de la totalité des membres de la Commission de réflexion sur les réformes politiques, institutionnelles et constitutionnelles, présidée par Mme Awa Nana Daboya, avec une feuille de route et un chronogramme conséquents.  Ce n’est de cette manière et seulement, qu’il fera véritablement la preuve de son autorité au sommet de l’État où il demeure le premier magistrat, et de son souci de doter le Togo au cours de ce « mandat social » d’institutions fortes et vertueuses à même de le propulser véritablement sur la voie de l’émergence. A défaut, le CRD-MK rendra comptables le Gouvernement et toutes les institutions de la République de toute situation chaotique qui pourra advenir !
 
Le CRD-MK saisit la présente opportunité pour informer l’opinion publique nationale de même que la diaspora qu’il initie de concert avec la Coordination nationale du Mouvement Kékéli (MK) une campagne dénommée « Chaîne de Prière pour le Togo » visant à infuser de Lumière la Nation tout entière.
 
Toutes les bonnes volontés soucieuses de la Paix, de la stabilité du Togo et du bien-être des populations de la sous-région ouest africaine sont les bienvenues à ce rendez vous du Cœur et de la Lumière pour davantage d’Humanité, de Justice, d’Équilibre et d’Harmonie au Togo, en Afrique et dans le Monde !
 
Dr Edem Atsou Kwasi
Coordinateur général CRD-MK

 

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