Dialogue politique : « Ces assises n’ont pas leur raison d’être », selon Djimon Oré


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Les assises qui s’ouvrent lundi entre le parti au pouvoir et les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale, en vue des réformes constitutionnelles et institutionnelles « n’ont pas leur raison d’être », a affirmé dimanche sur une chaîne de télévision privée, le député Djimon Oré, président du Front des Patriotes pour la Démocratie (FPD, opposition).

Cette formation a été portée sur les fonts baptismaux à Lomé, le 10 mai dernier.

« Nous disons que ces assises n’ont pas leur raison d’être. Il faut aller plus loin », a souligné M.Oré.

Le dialogue qui se tiendra au siège de Togo Télécom à Lomé, doit durer au plus deux semaines. Ainsi les +protagonistes+ ont jusqu’à fin mai, pour achever les discussions.

Les réformes doivent porter notamment sur la limitation du nombre de mandat présidentiel, le mode de scrutin et la recomposition de la cour constitutionnelle et de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), structure chargée de l’organisation des élections.

« Nous disons qu’il faille aller plus loin par rapport à ces assises. Je suis actuellement au Parlement et je sais de quoi je parle. Je ne parle pas comme un observateur naïf. Tout ça, c’est pour amuser la galerie », a estimé M.Oré, invité sur le plateau de la Chaîne du Futur (LCF).

« Est-ce que c’est en deux semaines qu’on va mettre la main sur les bases essentielles d’une démocratie que sont : l’administration, la constitution, l’armée. Nous voulons des institutions fortes et non des personnalités fortes. Quand le gouvernement vous ouvre les bras, c’est parce qu’il a déjà une solution précise et vous irez tout droit au mur. C’est clair », a-t-il poursuivi.

« Pourquoi chaque fois, c’est la veille des élections qu’il faut se mettre ensemble pour discuter et après former un gouvernement d’union nationale. Et jusqu’à quand ? On ne fait que prolonger la souffrance des togolais, alors qu’on a la capacité de trouver définitivement une solution à la crise », a-t-il souligné.

« Nous ne sommes pas pessimistes, mais l’optimisme béat peut nous jouer un sale tour, par rapport à ces assises. Nous souhaiterions qu’on aille plus loin en termes de réflexion », a ajouté le président du FPD.

Dans une interview accordée dimanche à l’Agence Savoir News, Patrick Lawson, vice-président de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC, principal parti de l’opposition), a affirmé que l’opposition mènera le dialogue qui s’ouvre lundi dans un « esprit ouvert et constructif « . FIN

Junior AUREL

Savoir News

 

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