Diantre ! Des miliciens d’UNIR dirigent le Togo à la place de Faure

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Le front social est en ébullition au Togo. La Synergie des Travailleurs du Togo (STT) organise depuis janvier des mouvements de débrayage pour exiger l’amélioration de leur condition de vie et de travail. Des séries de mots d’ordre de grève ont paralysé l’administration publique, la santé et l’éducation. La grève des 10,11 et 12 avril a atteint le record avec une participation de 90% dans tout le pays, à en croire les organisateurs. Les élèves dépités par la situation surtout à l’approche de leur examen de fin d’année, se sont mêlés à la danse. Ils sont des centaines de millions dans les rues à travers le pays pour crier leur ras-le-bol face à la misère faite à leurs enseignants.

Des tout petits enfants qui scandent des propos désobligeants vis-à-vis des autorités tout simplement parce que ces autorités se montrent piteusement irresponsables, cela pose problème.

Les séries de grèves de la STT constituent une véritable asphyxie pour l’économie. Face à une situation aussi explosive, il importe que le gouvernement entre en discussions franches et sincères avec les travailleurs afin de remettre le pays dans le sens de la marche. Mais, comme pour confirmer que le pays n’est pas dirigé, Faure Gnassingbé déploie les milices de son parti aux trousses des responsables de la STT.

Des miliciens venus perturber l’AG de la STT sont arrêtés par le service d’ordre [15/04/2013]



La coordination de la STT à la fin de chaque grève organise une assemblée générale pour informer la base et décider des perspectives. Contre toute attente, le Centre Communautaire de Tokoin souvent réquisitionné pour cette assemblée a été refusé aux travailleurs. Ils ont opté pour l’Espace Blessing à Hédzranawoé. « Avant notre arrivée, cet Espace aussi a été envahi par des miliciens qui se réclament d’UNIR », a déclaré la Coordinatrice Générale de la STT Nadou Lawson à l’issue d’une conférence de presse improvisée à la Maison de la Santé le vendredi 12 avril dernier. Ça fait honte tout simplement.

Le Correcteur N° 427 du 15 avril 2013

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