vendredi 26 février 2021

Djocounda aussi a contourné le Togo


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Le phénomène de l’isolement du Togo par les puissances occidentales était bien connu depuis que le pouvoir de Lomé a commencé à se montrer particulièrement piètre dans la gestion des affaires de l’Etat et dans les coups bas et les règlements de comptes immoraux et parfois puérils.
Personne jusque-là ne pouvait soupçonner que notre cher pays pouvait être autant rangé même par ses voisins immédiats.
La visite à la mi-juillet au Togo des présidents Ivoiriens et Nigérians avait donné une lueur d’espoir au peuple togolais que même abandonné par la Communauté Internationale, le pouvoir de Lomé aurait au moins de petits soutiens dans la sous-région.
Plus tard, l’on apprendra que ces deux chefs d’Etats étaient au Togo non pas pour encourager le processus électoral qui était en cours à l’époque, mais pour donner des injonctions à leur homologue togolais qui, semble-t-il, serait dure de tête.
L’on se disait alors qu’une fois le processus électoral fini, le Togo pourrait ressusciter son image au plan international, du moins dans son environnement immédiat qu’est la CEDEAO.
Manifestement nous sommes bien loin d’une telle embellie. Faure Gnassingbé n’arrive toujours pas à attirer l’attention de ses collègues chefs d’Etats ni en Afrique, ni ailleurs.
Il continue d’être snobé le plus allègrement possible aussi bien dans la sous-région qu’à l’internationale.
La dernière preuve en date reste l’attitude du président par Intérim du Mali, Djocounda Traoré qui vient lui aussi de contourner notre pays pour aller partout dans notre environnement immédiat, notamment au Bénin, au Nigéria et au Burkina Faso.
Avant l’élection présidentielle malienne il était déjà allé en Côte d’Ivoire. Il va donc quitter le fauteuil présidentiel, dans les prochains jours sans avoir mis pied, un seul instant dans notre pays, le Togo ne serait-ce que pour dire merci.
Et pourtant, nous avons été les tout premiers à envoyer une troupe de militaires costauds dans ce pays pour parer à l’invasion touareg. Deux de nos soldats sont déjà morts là-bas, dans le nord du Mali.
Quelle ingratitude !
Qu’avons-nous fait pour être aussi indésirables au point où, même des présidents intérimaires ne soient pas en mesure de nous exprimer une simple reconnaissance ?
C’est tout de même curieux et même inquiétant, ce qui arrive à notre pays et à son pouvoir.
Il faudra peut-être organiser des camps de prières pour sauver le Togo de cette situation chaotique.
Comment un simple président intérimaire peut-il se permettre lui aussi de nous snober, surtout que jusqu’à preuve de contraire, nous assurons la présidence en exercice de l’UEMOA dont le Mali fait partie ?
D’ailleurs ce n’est pas la première fois que Djocounda s’est montré indifférent vis-à-vis du Togo.
De sources concordantes indiquent que plus d’une fois, le pouvoir du Togo a sollicité la diligence de président malien pour enlever la nommée Aoua Mounira du Mali pour le Togo dans le but de corser le projet de règlement de compte politique contre Pascal Bodjona, mais en vain.
L’homme aux grands cheveux n’a daigné accorder une attention à la sollicitation de notre pays, ou plutôt de nos dirigeants.
Et comme si cela ne suffisait pas, il vient à nouveau de nous humilier en nous contournant proprement lors de sa tournée en Afrique de l’Ouest.
C’est le moment où jamais pour Faure Gnassingbé et son régime de passer à un catharsis intérieur pour comprendre ce qui leur arrive et par eux, au Togo dans son ensemble.

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