Dupuy : « la CEDEAO joue la montre en faveur du régime de Gnassingbé »

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Le 31 août prochain, cela fera exactement un mois que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) a proposé une feuille de route de sortie de crise aux protagonistes togolais. Mais depuis, rien ne bouge par rapport à sa mise en oeuvre. Le seul point qui est respecté dans cette feuille de route, c’est la date du 20 décembre pour les législatives que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) décriée par la coalition des 14 partis politiques de l’opposition veut tenir coûte que coûte.
Face à cette situation, il y a du mécontentement qui se fait sentir au sein de la coalition des 14. Eric Dupuy, le conseiller du chef de file de l’opposition dit avoir le sentiment que les chefs d’Etat de l’organisation sous régionale jouent la montre en faveur du régime de Faure Gnassingbé qui en profite, dit-il, pour accélérer les préparatifs des élections législatives prochaines.
« Vous voulez qu’on aille aux élections le 31 décembre, vous ne rencontrez pas les acteurs pour vérifier, on vous fait des remarques concernant les préparatifs, on vous saisit suite à ce que la CENI est en train de faire, silence radio », a-t-il déclaré ce mardi sur la radio Nana Fm à l’endroit des facilitateurs ghanéen, Nana Akufo-Addo et guinéen, Alpha Condé.
Le secrétaire général de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) estime qu’au bout d’un mois de retard dans la mise en œuvre de cette feuille de route, les populations togolaises sont en droit de se poser des questions et de reprendre leurs responsabilités.
« Il faut qu’on reprenne la route. Nous n’avons pas manifesté pendant des mois, perdu des vies humaines et eu des exilés et des détenus pour en arriver là. Il faut poser le problème pour que le régime et la CEDEAO comprennent que cela ne peut pas continuer ainsi », a-t-il relevé.
Le chargé de communication de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition est encore revenu sur les déclarations qu’il a faites la semaine dernière concernant l’alliance électorale au sein de la coalition des 14, pour les prochaines échéances électorales, des déclarations qui ont suscité un tollé.
Eric Dupuy persiste et signe, tant que les conditions électorales actuelles seront celles qui prévaudront lors des élections législatives prochaines, il n’est pas question pour la coalition d’aller en rang serré à ces élections.
« Avec les conditions actuelles, nous serons battus par le RPT/UNIR. Dire qu’il suffit qu’on soit ensemble pour avoir un raz-de-marée, je n’y crois pas. Le RPT/UNIR a des électeurs, à ceci il faut ajouter leurs potentialités de fraude. Une alliance électorale sur cette base ne sera que chimère », a-t-il expliqué.
Pour lui, avant toute alliance électorale, il est primordial d’avoir de meilleures conditions pour les élections, notamment en ce qui concerne le scrutin uninominal majoritaire à 2 tours, un autre découpage électoral et la recomposition de la CENI.
 
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