Echec des réformes politiques de l’accord politique du 26 mai 2010 : l’UFC accuse le CAR et l’ANC, Djimon Oré estime que Gilchrist Olympio a été enfariné par Faure Gnassingbé

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Voici cinq (5) ans que l’Union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio, autrefois parti radical de l’opposition avait scellé un accord politique « historique » avec le parti au pouvoir, le Rassemblement du peuple togolais (RPT), dirigé par Faure Gnassingbé et devenu aujourd’hui l’Union pour la République (UNIR).
 
Selon les responsables de l’UFC, cet accord signé le 26 mai 2010 a permis d’obtenir l’apaisement politique et le retour des investisseurs au Togo. Mais qu’est-ce qui explique le non aboutissement des réformes politiques que l’accord voulait réaliser dans les six (6) mois qui suivent sa signature ?
 
La non réalisation des réformes politiques, selon Djagba Yempabou, responsable de la communication de l’UFC intervenant ce dimanche dans l’émission « 12-13 » de la radio Nana FM, ne dépend pas des partis qui se sont engagés dans cet accord mais plutôt de la faute des contestataires des résultats de l’élection présidentielle de 2010 et du Comité d’action pour le renouveau (CAR) qui ont empêché le RPT et l’UFC de jouer sur leur majorité mécanique à l’Assemblée nationale pour faire passer les réformes politiques.
 
« Le 27 novembre 2010, le comité de suivi a souligné dans un communiqué les différents points de la Constitution qui devront être envoyés à l’Assemblée nationale pour être touchés et le RPT et l’UFC avaient la majorité qualifiée à l’Assemblée pour faire passer cette réforme quand les autres qui marchaient dans la rue et le CAR ont mis en garde les deux parties en accord contre toute tentative de modifier la Constitution sans eux, parce que selon eux, l’APG aurait dit de faire les réformes sur la base d’un consensus national. C’est là où le RPT et l’UFC se sont ravisés en ouvrant la version rénovée du Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC) », a-t-il expliqué.
 
Intervenant le même jour dans l’émission « un œil sur l’actualité » sur LCF, Djimon Oré, cadre de l’UFC au moment de l’accord et qui a occupé le poste de ministre en charge de la communication dans le premier gouvernement issu de cet accord, ne semble pas être d’accord sur les raisons qui justifient le non aboutissement des réformes prévues par l’accord politique. Il a estimé que l’accord RPT-UFC a eu le mérite en son temps de faire reprendre la coopération pleine et entière avec les partenaires en développement, « ce qui a entrainé l’allègement de la dette du Togo déjà en novembre 210. « L’Allemagne a trainé le pas mais en 2011, elle a repris avec le Togo. Mais le contenu de cet accord avait deux aspects, l’apaisement politique et alternance politique pacifique. Le premier aspect a été réalisé. Déjà en fin de l’année 2010 et le début de 2011, l’apaisement politique était au rendez-vous, il faut le reconnaître », a indiqué l’ancien fils spirituel de Gilchrist OIympio.
Cependant, a-t-il révélé, l’aspect politique de l’accord, c’est-à-dire celui faisant allusion à l’alternance politique en 2015, est la cause fondamentale de la brouille qui s’est déroulée au sein de l’UFC et qui a conduit au renvoi de certains des responsables, dont lui-même. Selon lui, sur cet aspect, Gilchrist Olympio, le président national de l’UFC, s’est fait « enfariner » par son « partenaire ».
« Le comité de suivi de l’accord présidé par Gilchrist Olympio lui-même accompagné par Djovi Gally et les représentants du parti au pouvoir, Barry Moussa Barqué et Pascal Bodjona, était parvenu à une conclusion pour les réformes. Les deux parties en accord avaient une majorité mécanique à l’Assemblée nationale pour faire passer les réformes pour liquider l’APG avant 2012. Mais c’est le moment choisi par le pouvoir pour enfariner Gilchrist Olympio, il l’a tourné en bourrique en créant le CPDC rénové, estimant qu’il faut ratisser large », a-t-il précisé.
 
Tout insistant sur le fait que toute contestation de cette « réalité » friserait « la mauvaise foi » et « l’irresponsabilité », le président du Front populaire pour la démocratie (FPD) et député indépendant à l’Assemblée nationale actuelle a ajouté que c’est ce qui justifie le refus de l’UFC de répondre à l’appel lancé par le premier ministre d’alors, Gilbert Fossoun Houngbo en janvier 2012, à tous les partis politiques pour une réunion à la Primature pour la mise en place dudit cadre.
 
Telli K.
 
source : afreepress
 

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