Elections locales au Togo / Barqué : « Il suffit de perdre Lomé et nous allons perdre tout le pouvoir »

0
493

barque

Les dernières élections locales au Togo remontent en 1987. Depuis plus de deux décennies, les communes du Togo sont administrées par des imposteurs négligemment dénommés Président de Délégation Spéciale. Chaque fois, le pouvoir avance des subterfuges grotesques pour repousser ces élections aux calendes grecques.

 

Très récemment et plus précisément dans son message de vœux à la nation du 31 décembre 2013, le chef de l’Etat a encore annoncé ces élections locales pour cette année 2014. « Naturellement, dans l’agenda politique national, les élections locales et la décentralisation font partie des défis majeurs que nous devons relever. Il s’agit de tout mettre en œuvre pour asseoir la démocratie de proximité sur une base pérenne. Les élections locales et la décentralisation nous ouvriront de nouvelles perspectives. Nous devons toutefois avancer de manière prudente mais résolue. Pour sa part, le gouvernement a déjà pris les devants en engageant des concertations avec les partis politiques. Les organisations de la société civile et les autres acteurs concernés ont également été consultés, en vue de parvenir à une feuille de route de la décentralisation au Togo », avait déclaré le chef de l’Etat. Mais visiblement, c’est encore un beau mensonge pour la simple raison que ses proches collaborateurs ne se cachent plus pour annoncer publiquement que les locales ne se tiendront jamais avant la présidentielle de 2015 malgré les appels incessants de pied des partenaires au développement.

 

Des sources concordantes renseignent que lors d’une récente rencontre à Lomé avec les jeunes de Tône, le Conseiller de Faure, Barry Moussa Barqué a laissé entendre qu’il n’y aura jamais d’élections locales avant 2015. « Il suffit de perdre Lomé et nous allons perdre tout le pouvoir. C’est pourquoi nous n’allons jamais organiser les élections locales avant la présidentielle de 2015 », a-t-il déclaré en substance aux jeunes de Tône. Plus tard, c’est un autre cadre du pouvoir et non des moindres Dama Dramani, Président de l’Assemblée Nationale qui a publiquement déclaré le samedi 8 février dernier à Tchamba qu’il n’y aura pas de locales avant 2015.

 

Ce faucon du pouvoir a demandé aux populations de Tchamba de se préparer plutôt pour soutenir Faure Gnassingbé en 2015 car leur avenir, dit-il passe par la réélection du président d’UNIR.
Lorsqu’on prend en compte les propos de Dramani et Barqué, de par leur position au sein du régime, il est clairement établi que le pouvoir ne se préoccupe aucunement de l’organisation de ces locales.

 

Les manœuvres ont commencé avec la récente proposition loufoque du ministre de l’Administration Territoriale Gilbert Bawara qui a proposé le partage des Communes avec l’opposition. Les partenaires au développement notamment l’Union Européenne et les Etats Unis d’Amérique doivent se mettre à l’évidence de la roublardise du pouvoir des Gnassingbé. Il ne sert plus à rien de continuer par le caresser dans le sens du poil. Faure Gnassingbé et ses collabos sont réfractaires au changement et continuent de manœuvrer pour rester ad vitam aeternam au pouvoir.

 
Kokou AGBEMEBIO
Source : | Le Correcteur
 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

38 − = 34