« En aucun cas », remonté contre la CEDEAO, opte pour la poursuite de la lutte

0
305


A quel jeu joue la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) ? Voilà l’une des questions que s’est posées ce mercredi à Lomé en conférence de presse le mouvement « En aucun cas » après analyse des recommandations faites par l’organisation sous régionale.
Selon cette organisation de la société civile togolaise, les recommandations formulées par la CEDEAO sont ‘vagues’, ‘imprécises’, ‘insuffisantes’ et prennent la forme d’une ‘motion de soutien à Faure Gnassingbé’, le chef de l’Etat togolais.
« En aucun cas » trouve surprenant que les questions relatives à la transition politique, à la personne de Faure Gnassingbé et à la libération des responsables de la société civile n’aient pas été abordées par les chefs d’Etat et de gouvernement.
Et pourtant, poursuit le mouvement, alors que la fixation de la date des élections dans les États membres ne fait pas partie de ses prérogatives, la CEDEAO s’est acharnée à fixer la date des élections législatives quand bien même on sait que l’on n’a aucune assurance en ce qui concerne la faisabilité des réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales.
« Nul n’acceptera plus de participer à des compétitions électorales organisées par le gouvernement actuel dirigé par Faure Gnassingbé », prévient le premier porte-parole d’ « en aucun cas », Foly Satchivi.
La seule compétition ‘crédible’ à laquelle prendra part le peuple et ses représentants, souligne-t-il, serait celle organisée par un gouvernement de transition à la tête duquel sera un véritable Premier ministre, chef du gouvernement ayant les mêmes prérogatives que celles à lui confiées dans la Constitution originelle de 1992.
Le mouvement « En aucun cas » demande à la coalition des 14 partis politiques de l’opposition de passer à l’offensive en déposant dans les prochaines heures sur la table de l’Assemblée nationale une proposition de révision constitutionnelle prenant en compte la formule  » en aucun cas, nul ne peut exercer plus de 2 mandats » et les autres piliers sur lesquels reposaient la Constitution originelle de 1992.
« Cela permettra de faire échec au complot et de mesurer la bonne foi du régime et de savoir jusqu’où la CEDEAO est prête à aller pour que soit réformée la Constitution », insiste-t-il.
Autre chose exigée de la coalition, l’organisation d’une consultation populaire dans les jours qui viennent afin de recueillir l’avis du peuple au nom duquel elle parle et de transmettre par la même occasion la réponse de la base à la CEDEAO.
Quant au mouvement, il convie toute la population à une grande caravane nationale à Lomé et dans les préfectures des Lacs, Vo, Yoto, Bas-Mono, Kloto et Zio le vendredi 10 août prochain et appelle à une journée ‘Togo rouge’ le mercredi 08 août 2018 sur toute l’étendue du territoire nationale.
 
Global actu
 

Laisser un commentaire