Qui pour faire baisser les prix des transports au Togo ?


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Le 16 décembre dernier, nous avons procédé à une démonstration empirico-métaphysico-chimico-cartésienne pour dire que le prix du carburant pratiqué au Togo en rapport avec les cours du dollar et du baril de pétrole, était destructeur.
 
Le 25 décembre dernier, le gouvernement a fait baisser ce prix de 70 FCFA. Même si la démonstration aurait pu aboutir à une baisse plus conséquente, les Togolais se sont « enjaillés » de l’annonce. Et certains ont osé attribuer la paternité de cette baisse à « Faure-vi », celui-là qui, avec Boni Yayi, fait la sourde oreille devant le bond suicidaire effectué par les coûts de construction du barrage d’Adjarala au Bénin.
 
La société « Sinohydro Africa » avait parlé en 2009 d’un montant qui tournait autour de 282 millions de dollars, mais 6 ans plus tard, elle parle de 550 millions de dollars. Et Faure et Yayi jouent au varan devant ce gap financier qui tue les deux Etats. C’est à se demander les intérêts qu’ils ont à se taire dans ce dossier. Si Faure incarnait vraiment le père Noël, il réagirait.
 
Donc les Togolais se réjouissent alors que quatre jours après l’annonce de la baisse, les prix des transports demeurent les mêmes. A quoi servirait une baisse qui ne profiterait pas aux ultimes consommateurs que sont les passagers? Les ministres du Commerce et des Transports n’ont pas encore fait répercuter cette baisse sur les coûts des transports urbains et périurbains. C’est très facile pour dame Bernadette Legzim-Balouki de se perdre dans des explications métaphysiques pour justifier les hausses du carburant, et pour Ninsao Gnofam, de défendre les travaux des attributaires des marchés. Mais le plus important aujourd’hui, c’est ce qu’ils disent de la répercussion sur par exemple le trajet Lomé-Aného, Lomé-Kpalimé, Adidogomé-Grand marché etc. C’est cela, gérer un pays.
 
Mais à défaut de leur sortie, il revient à chaque conducteur de taxi et de moto d’avoir à l’esprit que la revue à la baisse du carburant ne doit pas seulement profiter à ceux qui tiennent les volants et guidons, -déjà que les premiers se rabattent sur le gaz butane pour mieux joindre les fins de mois-, il serait temps que la ménagère aussi jouisse du prix du super qui est passé officiellement de 592 à 520 FCFA. En attendant que nous nous intéressions au phénomène des stations qui pompent de l’air dans les réservoirs, ce qui diminue les quantités servies…
 
Source : Liberté
 

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