vendredi 26 février 2021

Faure et son régime « honni » sur les feux croisés de la communauté internationale

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Arrestations arbitraires, manipulatioins grotesques dans l’affaire des incendies et des élections frauduleuses en perspectives
A force de multiplier la série de fourberie, de flagornerie et de manipulations grotesques, Faure Gnassingbé finit par perdre la confiance de la communauté internationale notamment l’Union Européenne. Tout a commencé avec la tournée du Premier Ministre Séléagodji Ahoomey-Zunu au début de ce mois.
Lors de son périple européen, Ahoomey-Zunu a rencontré le 1er février la vice-ministre des Affaires Etrangères d’Allemagne Mme Cornelia Pieper qui a déclaré que « la situation politique à l’intérieur du Togo nous préoccupe. Il existe une crise de confiance entre le gouvernement et l’opposition. Depuis l’été 2012 s’interrompt le dialogue et il y a régulièrement des manifestations au cours desquelles des arrestations de certains manifestants ont lieu. La réalisation des élections législatives libres et justes le 24 mars de cette année est importante pour l’avenir du Togo ». Une déclaration qui montre clairement combien les Allemands sont au fait des agissements du pouvoir de Lomé II.
Le 11 février 2013, c’est une lettre du Service Européen pour l’Action Extérieure qui cloue au pilori Faure et ses adeptes du statu quo.
« Tout appui financier direct de l’Union Européenne au processus électoral dépendra de l’existence d’un accord politique élargi et à la mise en œuvre des réformes électorales dans l’esprit des recommandations des missions d’observation électorale de 2007 et 2010, en particulier en ce qui concerne le réaménagement du découpage électoral ». Véritable froid glacial !
Comme un malheur n’arrive jamais seul, dans un communiqué rendu public le mercredi 13 février dernier, intitulé « Togo : Démocratie bafouée », le Secrétaire national du Parti Socialiste français à l’Europe et à l’international Jean-Christophe Cambadélis etla Secrétaire Nationaleaux Droits de l’Homme Axelle Lemaire parlent d’arrestations arbitraires d’opposants politiques et des personnalités du Collectif « Sauvons le Togo » dans le cadre de l’affaire des incendies des marchés.
Le PS « demande leur libération immédiate ». Le parti de François Hollande exprime sa solidarité à tous les démocrates togolais en « lutte pour la démocratie, contre la mauvaise gouvernance et l’impunité au Togo ». Le PS appelle les autorités togolaises à la relance d’un dialogue politique sincère et inclusif et à mettre en œuvre d’urgence les recommandations des missions d’observation de l’Union Européenne en faveur d’une réforme électorale pour le prochain scrutin législatif ».
Une déclaration de cette envergure venant du parti au pouvoir en France, c’est véritablement un camouflet cinglant pour Faure et son régime totalitaire.
Le vendredi 15 février, le Parti de Gauche français enfonce le clou. Le PG « dénonce les arrestations arbitraires de ceux qui ont le courage de s’opposer au tyran Faure Gnassingbé [et son] régime autoritaire ». Le Front de gauche parle d’un « régime honni qui maintient le peuple dans la pauvreté et la privation de liberté. Un régime qui, délibérément, préfère laisser brûler deux des principaux marchés du pays afin d’accuser et de criminaliser les dirigeants d’une opposition unie qui fait front ». Le Parti de Gauche tout en s’associant aux revendications de l’opposition, demande la libération immédiate des dirigeants et militants politiques emprisonnés au Togo.
Faure et son régime « honni » sur les feux croisés de la communauté internationale
Depuis son arrivée sanglante au pouvoir en 2005, c’est la première fois que l’enfant de Eyadèma est désavoué partout. Pendant longtemps, Faure par la ruse et la flagornerie pensait pouvoir flouer l’opinion nationale et surtout internationale. Les condamnations en série pour ce mois de février « noir » est la preuve que la communauté internationale maîtrise bien les roublardises et faux-fuyants de Gnassingbé. Acculé de toute part, au lieu de faire du dilatoire à travers son machin de parti UNIR, Faure ferait mieux de revoir sa copie. Il est clair désormais que cette affaire des incendies est un montage grossier du pouvoir pour décapiter l’opposition active. Aujourd’hui à travers la position de Parti Socialiste et le Parti de Gauche, le régime semble le véritable commanditaire des incendies. C’est bien triste ! La rodomontade du Procureur Poyodi et du colonel-ministre Yark ne trompe personne.
Sous le régime de son père, on a vu la période des motions, mais au finish, Eyadèma était bien obligé de contracter les 22 engagements à Bruxelles. Aujourd’hui, aucune résistance dans le faux ne peut sauver Faure. Il lui revient de faire son mea culpa pour libérer sans délai les personnalités arbitrairement détenues et s’engager à faire les réformes nécessaires pour des élections crédibles au Togo.
Kokou AGBEMEBIO
le correcteur

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