Faure Gnassingbé de nouveau dans les bras du général Zoumaro Gnofam

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C’est connu. Au Togo, un général ne prend pas de retraite. Le rapprochement le plus spectaculaire ces derniers temps où les cadavres jonchent les rues de Lomé sans la «marque déposée » des criminels, Faure Gnassingbé a pensé à un rapprochement vers un général falot. Dans le bassar, des histoires de crimes humains jamais élucidées qui portent l’empreinte des proches du général avaient provoqué le tollé. Zoumaro Gnofam avait vite fait de s’asseoir sur ces histoires comme si la justice était faite pour ne taillader que les opposants et d’autres quidams. De nos sources, Faure Gnassingbé s’entoure désormais du vieillot bassari. De quoi parlent-ils actuellement ? Il y a un haut gradé de l’armée dans les chambres froides de la dictature et il faut bien expliquer tôt ou tard aux Togolais qui a tué et à qui a profité le crime ?

Zoumaro Gnofam au cœur du système sait comment faire taire les uns et les autres par les relais dans chaque région du Togo. Le neveu de Zoumaro qui n’est autre que, Félix Kadangah serait au cœur des discussions. Coup sur coup, il faut parler du cas du lieutenant-colonel Bitala Madjoulba assassiné au camp, du sergent Gnandi Napo, secrétaire de Félix Kadanga mort accidentellement. Autant de cadavres qui s’amoncèlent dans les placards de Faure Gnassingbé et de son chef d’Etat-major. Pis, en pays bassar, il y a rite appelé (Djagoun) pour coincer les âmes errantes. Faure Gnassingbé aurait-il tendu de nouveau ses bras vers les féticheurs bassars pour avoir des nuits paisibles ? Serait-il redevenu « ami-ami » avec le généralissime mercantile pour faire le bilan de leurs affaires ? Il se murmure que, Zoumaro Gnofam et la famille Gnassingbé se partagent le monopole de toutes les sociétés qui opèrent à l’aéroport de Lomé. À l’instar des généraux algériens qui se sont partagé les pans entiers de l’économie du pays, il faut noter aussi que le second personnage dans la hiérarchie militaire, le Chef d’Etat-major Armée de Terre, le Colonel Kpatcha SOGOYOU a poussé lui aussi loin dans le pillage des deniers publics. En effet, le kabyè a acheté des maisons à ses enfants en Espagne sans qu’on ne sache comment sa solde de militaire sous les tropiques a connu des pics.

En jonglant entre tueries gratuites et pillage des deniers publics avec parfois la complicité des sois disant « cadres » bassar, Faure Gnassingbé peut bien expliquer aux habitants de la ville, ces vas et vients nocturnes ? Des routes non asphaltées, une polyclinique dégradée, des écoles en lambeau… bien sûr comme bonus à sa gestion décadente !

Tchapo Sina

Lynx.info

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