Faure Gnassingbé dénonce une  »ingérence extérieure » dans l’élection et met en garde contre une crise post-électorale

1
1318

Le candidat du parti Union pour la République (UNIR) a bouclé ce jeudi 20 février, sa campagne électorale par sa ville d’origine, la ville de Kara (420 km au nord de Lomé) à travers un « gigantesque meeting » qui a regroupé des milliers de ses militants.

A l’occasion de ce dernier meeting de campagne qui conduira les Togolais aux urnes samedi 22 février prochain, le Président de la République sortant, Faure Gnassingbé, n’a pas manqué de dire ce qu’il pense du processus électoral ainsi que des derniers développements de l’actualité dans son pays. Il s’est d’abord adressé en langue Kabyè à l’immense foule qui s’est agglutinée sur l’esplanade du palais des congrès.

Il leur a dit sa satisfaction en ce qui concerne la campagne qui selon lui, s’est déroulée dans un climat apaisé. Et dans le respect mutuel.

« Nous vous avons dit ce que nous voulons faire, comment nous voyons notre pays pour les 5 prochaines années. Tout cela a été fait dans le respect dû à chaque candidat et à la population. Maintenant approche le moment décisif où la parole sera donnée aux populations togolaises. Samedi sera le jour du choix décisif, de ce choix important. C’est un choix qui va engager notre pays pour les 5 prochaines années », a lancé le candidat Faure Gnassingbé, qui a invité les populations de la région de la Kara à sortir massivement pour porter leurs choix sur sa personne et lui permettre de réussir son coup KO.

Poursuivant son intervention, le Président en fin de mandat a dénoncé « des ingérences extérieures » dans le processus électoral en cours au Togo.

Il a pointé du doigt, « certaines organisations de s’immiscer dans le processus électoral pour altérer le choix des Togolais ou travestir la décision du peuple ».

« Nous avons parcouru un chemin important pour arriver là où nous sommes, pour organiser des élections paisibles, ouvertes, transparentes, libres… Aucun processus n’est parfait mais à chaque élection, nous nous améliorons », a-t-il laissé entendre et d’ajouter en guise de mise en garde : « Nous n’avons pas besoin d’un tuteur pour nous diviser, pour nous dire quoi faire sur le processus électoral… Je ne l’accepterai pas. Je le dis parce que ces derniers temps, cela n’a pas toujours été le cas », a-t-il insisté.

Occasion pour le Chef de l’État de rappeler que le Togo est un  »État démocratique » dans lequel les « choix » et « la souveraineté » doivent êtes respectés. « Nous avons connu des difficultés de par le passé. Nous avons sorti la tête de l’eau. De grâce qu’on ne vienne pas, par des actions détournées ou cachées ouvrir une crise électorale dans notre pays. Ce serait dommageable non seulement pour le Togo, mais aussi pour la sous-région », a précisé Faure Gnassingbé qui a pour finir, invité ses militants et sympathisants à la non-violence et à aller voter dans la paix.

Il faut rappeler qu’une équipe du National Democratic Institute (NDI) des Etats-Unis, arrivée au Togo pour épauler la Concertation nationale de la société civile (CNSC), a été priée de quitter le pays et l’accréditation d’observateur électorale, retirée à la CNSC-Togo pour ce fait.


Raphaël A.

source : afreepress

1 COMMENTAIRE

  1. Il faut rappeler qu’une équipe du National Democratic Institute (NDI) des Etats-Unis, arrivée au Togo pour épauler la Concertation nationale de la société civile (CNSC), a été priée de quitter le pays et l’accréditation d’observateur électorale, retirée à la CNSC-Togo pour ce fait.

    Ridicule démocratie à la togolaise .Pourquoi ne pas proclamer le Togo Rayaume au lieu de ce discours pompeux de Démocratie?????

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

94 − 92 =