Gerry Taama, président du NET : « Il est temps de voir autre chose, d’avoir un autre choix et cet autre choix c’est bel et bien le NET »

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Les candidats aux prochaines élections législatives du Nouvel engagement togolais (NET) avec à leur tête, Gerry Taama sont de plein-pied dans la fière de la campagne électorale comme la vingtaine d’autres partis politiques et de candidats indépendants en compétition pour occuper les 91 sièges au sein du futur parlement. Au NET, on a fait le choix d’une campagne de proximité et du porte-à-porte. Surpris dimanche dernier à la plage de Lomé par l’Agence Afreepress, l’homme d’affaires et homme politique Gerry Taama donne les raisons de ce choix.
 
L’homme revient également dans cet entretien sur les défis qui attendent le futur parlement et dit croire aux chances de son parti de glaner plusieurs sièges de député au soir du 25 juillet. Lire l’entretien
 
Afreepress : Quel est le message du NET à l’endroit de la population qui est sortie nombreuse en cet après-midi de dimanche à la plage de Lomé ?
 
Gerry Taama : Vous savez que venir à la plage le dimanche est une tradition séculaire pour les « Loméens ». Après une semaine de durs labeurs, les populations de Lomé viennent bien se prélasser sur la plage et prendre du temps. Nous avons voulu nous associer à ce moment de détente des Togolais pour leur dire que le plus dur est derrière nous, mais que le meilleur est devant nous avec la nouvelle génération que nous incarnons, le nouveau message que nous incarnons et c’est ce que nous sommes venus leur dire cet après-midi.
 
Afreepress : Croyez-vous que votre message est passé ?
 
Gerry Taama : Le message est là et il est passé. Vous savez le problème que les populations ont c’est qu’ils ne connaissent pas suffisamment les hommes politiques. À part les médias sur lesquels nous sommes régulièrement présents, la population ne nous rencontre pas suffisamment et je pense qu’aujourd’hui nous voulons pallier cette insuffisance et voir les gens dans le blanc des yeux, c’est la meilleure façon de pouvoir échanger les choses.
 
Afreepress : C’est quand même une singularité pour un parti politique que d’aller à la plage pour rencontrer ses électeurs !
 
Gerry Taama : Le NET innove en toute chose et je pense que c’est cette innovation-là qui nous a amenés à venir au contact du peuple togolais qui souffre et qui aspire à autre chose. Et quel meilleur autre endroit que la plage pour rencontrer cette population ?
 
Afreepress : Vous misez sur les électeurs indécis en appelant la population à porter leurs choix sur une autre alternative, le NET. Croyez-vous que vous êtes une réelle alternative ?
 
Gerry Taama : Il est temps de voir autre chose, d’avoir un autre choix et cet autre choix c’est bel et bien le NET.
 
Afreepress : À quand le retour de NET dans le Grand Nord précisément à Niamougou et Kara ?
 
Gerry Taama : Le dimanche dernier nous étions à Soudou, le village d’où je suis originaire. Il y a eu une foule immense qui est sortie nous accueillir. Nous avons une deuxième percée que nous ferons au cours de cette semaine. Il y a une obligation de consolider l’électorat que nous avons à Lomé, donc nous allons ensuite retourner dire à nos frères et sœurs qui sont dans les villages que ce que nous étions venus faire la première fois n’est juste qu’une introduction et revenir apporter le message du NET qui reste toujours le message d’un autre choix.
 
Afreepress : Vos adversaires politiques ne vendent pas cher votre peau estimant que vous n’aurez aucun siège à la prochaine Assemblée ? Que répondez-vous ?
 
Gerry Taama : Les adversaires politiques sont bien évidemment dans leur logique de diabolisation de l’adversaire, on verra tout ça au soir du 25 juillet. Ce que nous visons ce n’est pas un siège, autrement nous ne serons pas là, nous visons 3, 4, 5 sièges. Donc au soir du 25 juillet, on verra quelle est la stratégie qui a été payante et on verra en ce moment si nos adversaires ont raison ou pas.
 
Afreepress : Le NET a-t-il la solution à la crise que traverse le Togo depuis des années et pourra-t-il offrir l’alternance que vous promettez au peuple ?
 
Gerry Taama : Le NET à lui tout seul ne peut pas offrir l’alternance. La solution c’est l’ensemble de la classe politique. Aujourd’hui peut être ce que le NET apporte de plus, c’est cette approche singulière qui dit nous devons pouvoir nous regarder dans les yeux pour parler et nous devons parler des questions sociales, des questions qui minent la société togolaise.
 
Afreepress : Quelles sont les questions essentielles selon vous ?
 
Gerry Taama : Pendant 20 ans on a parlé que du pouvoir et de la conservation du pouvoir, maintenant il est temps de parler du pouvoir, mais de parler aussi des questions sociales, des questions qui tiennent à cœur les Togolais et cette année principalement nous avons trois questions sur lesquelles nous portons notre regard. La question de l’emploi des jeunes. Quand vous venez sur la plage vous voyez, il n’y a que des jeunes, mais la moitié ou voir même les trois quarts de ces jeunes est au chômage. Donc c’est la première question et pour nous, il faut mettre la question de chômage au cœur des préoccupations du gouvernement. Ensuite la question de droit. On ne peut pas continuer à être dans un pays où c’est le plus fort qui a toujours raison. Et la dernière question c’est la question de décentralisation parce que pour que nos collectivités se développent, il faut qu’elles aient le pouvoir de se développer.
 
Voilà les trois questions sur lesquelles nous basons notre discours et nous espérons de toute façon que les populations qui sont aujourd’hui à la plage nous écoutent et vont nous apporter leur soutien au soir du 25 juillet prochain.
 
Afreepress : Le NET sera-t-il du côté de l’opposition à l’Assemblée pour une alliance ?
 
Gerry Taama : Le NET est un parti de l’opposition et nous espérons de toute façon que nous allons pouvoir faire rapidement une alliance à l’Assemblée nationale avec les autres partis qui se réclament de l’opposition pour baliser le terrain pour 2015. L’enjeu des élections de 2013, c’est baliser le terrain pour 2015, mettre en place les institutions capables de contrôler les élections présidentielles de 2015 et faire connaitre au peuple togolais la joie de l’alternance pacifique et accepter par tous.
 
Propos recueillis par David B.
 
 

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